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 Mission de rang B - Les rouleaux interdits.

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MessageSujet: Mission de rang B - Les rouleaux interdits.    Mer 22 Aoû - 14:45

Nous étions jeudi, et jeudi : c’est jour de mission… Il n’y avait jamais grand-chose à faire ; c’était mon jour de fermeture, il n’y avait rien à regarder à la télévision alors autant rentabiliser ce long, très long temps mort. Bien que ne faisant pas partie d’Iwa à proprement parler, j’avais juré allégeance au Kage et tachais de m’investir le plus souvent possible dans la vie du village ; ils étaient mes pairs, et je voulais les honorer. Aussi, bien que n’étant pas le ninja le plus « efficace » de la décennie, je remplissais périodiquement mon devoir de manière à satisfaire tout le monde… Et puis, je devais bien avouer que la petite rétribution financière finale n’était pas pour me déplaire… Certes, je vivais en ermite, loin de tout confort ; mais il m’arrivait de vouloir gouter aux joies de la vie moderne ! Un bon repas ne me gênait jamais, tout comme une bonne soirée passée à siroter quelques sakés en bonne compagnie… J’étais comme tout à chacun, en un poil plus taciturne peut-être.
Enfin, toujours était-il que très tôt ce jeudi-là, je m’étais rendu à la tour de Tsuchikage pour récupérer un ordre quelconque de mission. J’étais tout de même jonnin et pouvais me permettre d’entreprendre une « aventure » digne de ce nom, une « aventure » qui paye bien surtout. Celle qui, en premier lieu attira mon attention, concernait un déserteur qui s’était enfuit du village avec un rouleau interdit… Il était précisé, dans le dossier –réservé aux officiers supérieurs-, que sa mort était une condition sinequanone à la réussite de la mission ; les informations dont il disposait étant trop importantes pour risquer de filtrer. Je n’aimais pas les traitres… Ils incarnaient, pour moi, tout ce qu’il y avait mauvais en l’être humain : la couardise, la vénalité, la faiblesse morale… Et en plus de ça il risquait de mettre le village en de sales draps. Oui, cet individu méritait indubitablement d’être enfermé dans une cellule miteuse et glauque ! Et plus vite que ça ! Après avoir inscrit mon nom dans le registre qui servirait à l’administration en place, je m’échappais du bâtiment par une fenêtre.

Dans le fond, j’aimais le jeudi. Je me dégourdissais les jambes, testais un peu mes capacités… C’était une journée toujours enrichissante, parfois un peu douloureuse, mais très sympathique en général. Aujourd’hui, ma mission commençait dans le village même ; il me semblait indispensable de réunir quelques informations sur mon déserteur avant de me lancer à sa poursuite… Ne jamais sous-estimer mon adversaire était l’un de mes principes, et jusqu’ici il m’avait plutôt bien servit. Même si, d’après le dossier dont j’avais hérité ce n’était pas un shinobis de grand talent, je préférais me méfier ! Et puis, aucune précision n’était donnée sur sa localisation… peut-être que cet idiot avait donné quelques indications à un membre de sa famille, ou un truc du genre. Aussi, dans mon infinie sagesse et connaissance de l’être humain, m’étais-je tout d’abord dirigé vers la maison familiale de ma cible : Un petit manoir en plein centre-ville du village, tout à fait adapté à un mode de vie bourgeois, mais pas trop.
D’après le dossier du dit ninjas, il était âgée d’à peine vingt ans et vivait toujours chez ses parents ; ces derniers n’étaient que de simples commerçants et avaient une bonne réputation auprès des autres habitants d’Iwa… Je n’étais qu’à quelques rues, autant leur rendre une petite visite ; impromptue bien-sur, c’était encore le meilleur moyen d’avoir mes réponses.

~
# Dong ding dong #

Ah ça, pour être une belle bâtisse, c’était une belle bâtisse !
Même moi qui n’avais pas d’attirance particulière envers les « maisons » -les habitations traditionnelles- je la trouvais assez… Pas mal. Pas spécialement grande, tout juste assez vaste pour abriter quatre personnes dans un confort relatif, l’extérieur était en pierre mais l’on pouvait déjà voir les poutres en bois massif qui supportaient la charpente. C’était la première fois que je me surprenais à apprécier une architecture « humaine »… Et, quelque peu absorbé par ma contemplation, je ne remarquais pas la vieille femme qui m’avait ouvert la porte. C’est qu’il y avait à regarder, bougre de nom !

  • « Excusez-moi madame, j’admirais votre maison, elle est magnifique. » Mon air subjugué et peu décousu du l’attendrir car elle me sourit « Merci beaucoup, j’apprécie le compliment car elle est très ancienne… » Après un court moment d’hésitation, elle reprit « Ne seriez-vous pas un Yukimitsu ? Le fils de Shaô ? » Ce fut à mon tour de lui sourire « Oui, en effet, je suis Kyoya Yukimitsu… Je suis ravi que vous me reconnaissiez, mais je ne me rappelle pas vous avoir eu dans mes clients ! »-« Non, en effet, mais j’ai côtoyé votre père pour des problèmes de dos dans ma jeunesse, il a été formidable ! C’est à cette époque que je vous ai connu, vous étiez tout bébé. » J’hochais la tête avec un air nostalgique, je ne me rappelais pas du tout de cette femme… Mais cette époque était heureuse, ça je m’en souvenais très bien « Excusez-moi madame Sahori, mais pouvons-nous rentrer un moment ? J’ai à vous parler de choses moins réjouissantes. »


Subitement, son regard perdit son étincelle… Elle venait de comprendre. Mine de rien, j’ajustais le bandeau d’iwa qui me servait de brassard avant de rentrer ; à cet instant, elle se décomposa. Bien que je continuais d’afficher un demi sourire, en fermant la porte derrière moi, mon expression avait changée. Le climat bon enfant qui régnait entre nous n’était plus qu’un lointain souvenir… Mais il le fallait, c’était une étape incontournable pour que je puisse empêcher son fils de nuire.
En bonne ménagère qu’elle était, Mme Sahori nous conduisit dans son salon et disparut furtivement dans sa cuisine pour ramener un plateau contenant du thé et des gâteaux. Je la laissais nous servir ; ses mains tremblantes trahissaient déjà tout ce qu’elle n’était pas prête à me dire… C’était une femme, la soixantaine, elle semblait fragilisée psychologiquement ; en sommes c’était une véritable fontaine d’informations. Tout en portant une tasse encore fumante à mes lèvres, je levais les yeux en direction des murs : ils étaient couverts de photographies du jeune homme que je recherchais, toujours seul… Il devait être fils unique, probablement :

  • « Je suis désolé, vraiment, de vous imposer tout ceci mais… Comme vous l’aurez sans doute compris, je suis ici pour vous questionner au sujet de votre fils, Kenshiro. » Je l’entendis déglutir bruyamment, avant de me répondre d’une voix tremblante « Oui, j’avais deviné, et que voulez-vous savoir ? » C’était une mère, sans son enfant… Elle devait être à la fois terrifiée et en colère. Des quelques expériences que j’avais eu la joie de partager avec des mères et leurs ados en fuites, j’avais retiré quelques enseignements… Il fallait la mettre en confiance, la rassurer tout en laissant voir en vous un exutoire compréhensif à sa colère « En tout premier lieu, j’aimerais vous demander de me dresser une description de votre fils ; avait-il des habitudes qui aurait pu lui porter du tord ? Un comportement particulier ces derniers temps ? Ou quoi que ce soit que vous auriez pu noter ? » Derechef, son désespoir se mua en ressentiment ; sa lèvre supérieure se retroussa un bref instant avant qu’elle ne lâche « Cet imbécile joue sans compter ! Tous les jours, à chaque fois qu’il a du temps libre ! Toutes nos économies y sont passées, les siennes aussi. Cette maison que vous trouvez si belle… Nous avons faillis la vendre le mois dernier ! » A chaque mot prononcé, elle avait haussé le ton et, lorsqu’elle eu enfin finis sa phrase, la sexagénaire fondit en larme… Presque ému par cet élan de vérité, je m’assis à ses côtés et posais sur son épaule une main compatissante ; elle sursauta d’abord avant d’enserrer ma main dans la sienne « Nous l’avons eu si tard… Je ne pensais plus pouvoir avoir d’enfants… C’est surement pour ça que nous l’avons choyé de la sorte, sans doute trop. Je sais pourquoi vous êtes ici, c’est pour l’arrêter… Ou pire. Il a du voler quelque chose pour payer sa dette ! » Tristement, j’hochais la tête « Oui Mme, malheureusement, il a dérobé un rouleau contenant des informations que nous ne pouvons pas nous permettre de laisser filtrer… Tout le village serait en danger, immédiat. » Un long sanglot coupa notre conversation ; visiblement, tout ça l’éprouvait beaucoup et pour tout dire, cela me peinait aussi… User de mes connaissances concernant l’être humain pour la piéger n’était pas ce qu’il avait de plus déontologique au monde ; mais j’étais un ninja en mission et préférais laisser ça de coté pour l’instant « Je… je… Je vais vous dire la seule chose que je sais… Il doit partir demain matin, pour un petit village qui se trouve à l’autre bout du pays, à l’est ; c’est là bas qu’il fait tous ces paris stupides ! C’est à l’est, à trois jours de voyage… C’est tout ce que je sais… »


Je la remerciais et, avant de partir, glissais subrepticement un dé à coudre de poudre blanche dans son thé encore fumant ; c’était un somnifère léger, qui l’aiderait à s’endormir rapidement sur son canapé, se reposer… Les informations qu’elle m’avait livré étaient amplement suffisantes pour que je puisse retrouver son fils, et enfin lui retirer le rouleau afin d’anéantir la menace qu’il représentait.
Je connaissais bien le village dont m’avait parlé Mme Sahori, c’était un bourg clandestin qui n’était pas reconnu par la principauté de la Terre ; des book-maker si l’on préfère. Dans ce grand campement se trouvaient tous les vices : prostitution, jeux d’argents, alcool, drogue… Le jeune homme avait du se laisser happer par cet univers sombre et avait multiplié les crédits ; jusqu’au moment ou ce n’était plus passé. Même si ses parents avaient mit la main au porte-monnaie, cela n’avait pas suffit et en désespoir de cause, cet énergumène avait décidé de voler un rouleau de technique pour éponger sa dette… Grand mal lui avait prit ; la route qui menait jusqu’à ce repaire de voyou était connue et reconnue et c’était la seule qui y menait… Et puis bon, si je parvenais à trouver sa cachette avant qu’il ne s’en aille, je n’aurais même pas à crapaüter trop loin du village !


Seconde partie de la mission > ICI <
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