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 Mission de rang A - Creuser son trou.

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MessageSujet: Mission de rang A - Creuser son trou.   Jeu 23 Aoû - 14:21

Première partie de la mission > ICI <


# " Walking in grass... "



Je m’émerveillais du paysage et me sentais comme un gosse au milieu de toutes ces herbes… Le voyage jusqu’à la frontière avait été délicieux et sans encombre ; mes deux dernières nuits relevaient presque plus des vacances que de la mission. Quand j’avais du franchir le poste de « douane » qui séparait nos deux pays, rien n’était venu stopper ma traversé… Mes « plantes secrètes » et mes « mystérieuses boites » étaient bien planquées ; trop bien pour qu’on les trouve. Il était sept heure du matin alors, et depuis rien n’était venu me perturber… J’avais bien vu quelques patrouilles de milice ninjas qui se baladaient de ci, de là ; mais rien de réellement inquiétant. Cependant, l’hypothèse selon laquelle Kusa aurait eu des intentions belliqueuses envers Iwa semblait de plus en plus envisageable…
J’avais mis environs cinq heure à avaler la distance qui me séparait encore de Kusa, elles passèrent relativement vite ; le temps était frais, le soleil masqué par une légère couche nuageuse… Presque agréable. J’avais passé toute la matinée à avancer sans relâche, ne m’arrêtant que pour cueillir quelques plantes que j’ajoutais à mon chariot. Un peu après midi, j’aperçu le village au bout du chemin que j’empruntais et m’arrêtais quelques instants pour faire le point… Je ne pouvais pas me risquer à pénétrer dans un village potentiellement ennemis sans prendre quelques précautions ; mes manches étaient truffées de kunaïs explosifs et de parchemins d’invocation d’armes… Au cas où j’aurais eu besoin de faire une sortie fracassante, j’avais également mes jutsus Doton qui m’assuraient une bonne chance de fuir sans ennuis. Je me récitais une dernière fois le backround de mon personnage ; un pharmacien itinérant, friand de potins, un peu malhonnête et truand… Celui auquel on vend volontiers des informations.

Bien imprégné par mon rôle, je m’avançais en direction de la porte gardée qui marquait l’entrée du village ; il y avait quatre shinobis, ce n’était pas excessif mais tout de même ! D’habitude ils n’étaient pas plus de deux… Tous semblaient tendus, leurs visages étaient crispés et mes suppositions se vérifièrent lorsque je tentais de pénétrer sans leur prêter attention… L’un d’eux brandit derechef son katana et se précipita devant moi pour me barrer la route :

  • « Halte ! Vous devez décliner votre identité, le but de votre venue et signer le registre de passage ! » Classique, mais un peu brutal… Ce ninjas était nerveux et suait à grosse goutte ; j’arrêtais mon chariot et m’inclinais vaguement « Pardonnez-moi, je n’avais pas réalisé… Kyo Hibari, pharmacien itinérant ; j’ai entendu dire que vous auriez pu avoir besoin de remèdes en plus… Je suis donc ici pour affaire ! »


Il ne me répondit pas et disparut quelques secondes avant de revenir armée d’un épais bouquin ; le fameux registre. Je le signais de mon faux nom, adressais aux 4 gorilles d’aimables « aurevoirs » et m’enfonçais dans la première avenue de la ville. C’était assez semblable à tous ceux que j’avais pu voir avant… Rien ne me sautait aux yeux ; je remarquais cependant, du coin de l’œil, un bar à « hotesse » qui aurait pu me servir. J’avais pour habitude de reçasser un vieux proverbe quand j’étais en infiltration… « Quand tu veux des renseignements, ne demande pas aux moines mais aux prostitués ! » il s’était vérifié plusieurs fois. Et puis il était plus simple de soudoyer une fille de petite vertu qu’un homme honnête… Leurs oreilles trainaient partout, un rien suffisait souvent à faire plier leur vénalité.
En attendant, il n’était qu’une heure de l’après-midi et, à cette heure-ci, aucune grue n’était encore dehors. Pour faire passer le temps intelligemment, j’arrêtais un passant et lui demandais la direction du quartier commerçant ; il était tout prêt, occupait tout une avenue et était plein de boutiques et de marchands ambulants. Je m’installais à un emplacement vide et installais « mon stand » : quelques tréteaux et deux ou trois planches sur lesquels je posais quelques créations de mon crue. A peine eu-je le temps de me retirer derrière mon comptoir que trois personnes se pressèrent autour de mon chariot pour admirer les fioles pleines de couleurs et les crèmes « magiques ». Je les entendais murmurer, certains tripotaient les flacons et les reposaient en sifflant d’admiration ; ce fut un défilé toute l’après-midi, jusqu’au crépuscule. Quand la nuit tomba enfin, j’avais réunis quelques informations supplémentaires : Kusa préparait effectivement une opération militaire, mais j’ignorais laquelle. Selon les dires de certains villageois, une bonne partie des forces armées seraient hors du village pour remplir un « objectif », d’où le caractère tendu de celles restantes. Tout ça se tenait très bien, mais je ne savais encore rien de cette fameuse « mission militaire » pour laquelle le pays de l’herbe était prêt à mobiliser le gros de ses troupes.

Lorsqu’il fut enfin dix heure, je repliais mon matériel et m’engouffrais dans le bar que j’avais repéré un peu plus tôt. L’entrée du rade était masquée par un épais rideau de soie et, à l’intérieur, se trouvaient bien évidemment une femme nue pour chaque table… Oh, pas nue en fait, quelques morceaux de tissus couvraient les zones stratégiques, mais ça ne changeait pas grand-chose à l’affaire. Pas émoustillé le moins du monde par toute cette chaire exposée, je m’assis à une table et sortis une cigarette que j’allumais grâce à la bougie en face de moi. L’ambiance était tamisée, saturée de fumée et de parfum… Je sentais l’odeur âcre de la sueur des gros porcs friqués qui se prélassaient derrière moi, elle était omniprésente.

  • « Peut-on vous servir quelque chose ? » je levais les yeux vers la serveuse qui m’avait été attitré ; elle ne devait pas avoir plus de 20 ans, portait un costume de latex rouge sous la forme d’une brassière et d’un short minuscule ainsi qu’une carte des consommations dans sa main gauche… Je la lui pris ; les prix ici étaient exorbitants, mais je m’y attendais, c’était comme ça dans la plupart de ces bars « Deux coupes de champagnes, je vous prie. »-« Vous attendez quelqu’un ? »-« Pas le moins du monde… »


La jeune fille se retourna avant de s’approcher du comptoir et revenir avec nos deux verres. Je l’invitais à s’asseoir elle aussi à ma table et, quand ce fut chose faite, je poussais la seconde coupe vers elle. Le petit sourire qui traversa subrepticement son visage faillit me faire rire tant il était sincère… Les femmes ici devaient être traitées comme des moins que rien ; quand je jetais un coup d’œil global à ma jeune amie, je voyais les nombreuses ecchymoses qu’elle essayait de cacher sous son fond de teint… Quant à toutes les autres « filles » qui se dandinaient non loin de moi, elles étaient toutes d’une maigreur alarmante ; leurs os dépassaient par endroit et leur teint était incroyablement pâle... Durant plusieurs minutes, je discutais avec la dénommée Crystal –mon dieu que c’était original- et l’arrosais généreusement de toutes les boissons dont disposait leur carte bas de gamme. Nous restâmes prêt de deux heures dans la salle bondée, où la musique faussement langoureuse me donnait mal au crâne… Je l’écoutais se répandre sur sa vie, la regardais chanceler de droite à gauche vainement ; jusqu’au moment ou je pris les choses en main :

  • « Montons. »


Ce seul mot coupa court à la conservation, le visage de la jeune femme se décomposa brutalement. Je savais à quoi mon ordre correspondait… Surtout ici, mais ce n’était pas du tout ce à quoi elle pensait ; mais ça, elle le comprendrait plus tard. Un peu gourde et toute saoule qu’elle était, on me conduisit à l’étage dans une petite chambre basique : Un lit, une table de chevet, une petite lampe à la lumière rouge… Quelle horreur, quel cruel manque de goûts ; comment pouvaient-ils réduire l’acte d’amour à… Ça ? Comme muée par un automatisme qui la rongeait de l’intérieur, ma compagne d’une nuit s’allongea sur la banquette et me regarda, vide d’expression. Elle m’attendait, là, dans cette position lascive, dénuée de sens :

  • « Non, je ne suis pas là pour ça, assis toi et tiens, prend ça, ça m’énerve de voir tout… Tout ça. » Pendant qu’elle s’installait sur le bord du lit, je lui tendais ma veste. Soudainement, la jeune fille semblait rassurée, son regard avait regagné cette petite étincelle caractéristique de l’être humain conscient « Je vais te payer, comme pour une passe et peut-être un peu plus si tu me donnes ce que je veux… Et pur bonus, dans toute cette histoire tu n’as même pas besoin de te déshabiller ! » un sourire timide se dessina sur son visage défraichie « Merci monsieur. »


Même ici, tout sentait le vice… Les draps et les meubles étaient imbibés des essences des précédents occupants ; réfléchir dans une atmosphère aussi dégoutante m’était impossible. Avant de continuer mon petit manège, je m’approchais de l’unique fenêtre qu’avait la pièce et l’ouvrais pour m’asseoir sur le rebord… L’air frais me fouetta la gorge, comme une brise salvatrice. De ma poche de pantalon, je sortais une cigarette d’apparence bosselée dans laquelle apparaissaient quelques brins verts ; une fois allumée, elle diffusa un parfum sirupeux, agréable… :

  • « J’ai besoin de savoir si Kusa projette d’attaquer Iwa, et quelle est cette « manœuvre militaire » dont tout le monde parle en ville… » La jeune femme quémanda elle aussi une bouffée avant de répondre « Non… Pas que je sache. Dernièrement, une campagne a été lancée au nord-ouest du pays, un village clandestin à mater… Et entre temps nous avons entendu ces rumeurs selon lesquelles Iwa pensait que nous voulions l’attaquer ; ça a tendu tout le monde, on attend que les troupes reviennent. » C’était un gros malentendu ? Ca n’aurait pas été la première fois que cela arrivait… « Et tu penses qu’ils comptent faire quelque chose en revenant ? »-« T’es d’Iwa ? » Une nouvelle fois, je me délestais d’une poignée de ryos « Hu, non, je ne pense pas… Nous n’attaquons pas les villages cachées sur de simples suppositions… Vous êtes trop puissants pour qu’on se permette ce luxe. »


Mon dieu, tout ça pour ça ? Un abruti avait du lancer la rumeur qui, de bouche en oreille avait enflé avant d’arriver aux oreilles du tsuchikage… Mais si ça avait évité une guerre, pourquoi pas ; ce séjour ne m’avait pas été très lucratif, mais j’avais au moins vu du pays. Je me relevais et laissais ma cigarette à ma la jeune fille avant de lui reprendre ma veste ; cette dernière déposa l’ombre d’une bise sur l’angle de ma mâchoire avant de retourner s’allonger sur la banquette. Rien ici ne m’attristait, mais j’avais l’envie pressante de quitter cet endroit ; il était désagréable… Aussi m’échappais-je discrètement par la fenêtre. Je récupérais rapidement mon chariot et partis me poser sur la première surface dégagée que je trouvais ; une sorte de petit parc dans lequel il y avait une fontaine et quelques arbres. Je m’y installais pour la nuit, bien décidé à repartir le lendemain par les voies officielles ; mon voyage s’était très bien déroulé jusqu’ici et je ne voulais pas que tout s’effondre maintenant…
Je n’avais plus qu’une hâte, remettre mon rapport au Kage et élucider une bonne fois pour toute cette triste affaire… Beaucoup de bruit pour peu de choses, mais c’était fait.
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