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 Bring me freedom [Fiche terminée.]

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Tanaka Aotsuki

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Sexe : Féminin

MessageSujet: Bring me freedom [Fiche terminée.]   Lun 3 Déc - 20:54



Tanaka Aotsuki

« Identité du Shinobi »

♣ Âge : 27 ans
♣ Sexe : Femme.
♣ Village ou Organisation : Iwa
♣ Rang désiré : Junin Spéciale.
♣ Affinités : Doton, Futon, Raiton.
♣ Nindô : « Seule ma lame te diras la vérité. »


« Caractère »

Méfiante et quelque peu hostile de nature, Tanaka était autrefois une petite fille tout à fait sauvage et agressive, qui n'osait accorder sa confiance qu'aux siens. Elle n'eut pas la chance d'avoir des amis, enfant, tout simplement parce qu'elle ne savait pas par quel bout prendre les gens. Elle s'isolait, restait en marge du groupe, mais toujours, se démarquait par sa férocité et sa fierté. Persuadée qu'elle était du sang d'un brave et noble déserteur – triste antithèse – elle passait son temps dans la nature, seule, toujours seule, à se questionner sur sa situation, si sa mère serait guérie un jour et surtout, si son père reviendrait à Iwa pour voir ce qu'elle était devenue, découvrir qui était sa fille, son unique enfant. Ainsi, Tanaka appris à compter uniquement sur elle même, ses propres capacités mais décida également de ne pas faire confiance à n'importe qui. Le monde était plein de traîtres et de gens malhonnêtes. Réfléchie et douée pour tout ce qui relève de la stratégie guerrière, elle fut toujours, et est encore, une des kunoichis les plus malignes d'Iwa.

Le sang «sauvage» qui coule dans ses veines, ne l'a pas empêché de devenir une redoutable shinobi au courage remarquable. Son Grand Père pourtant, à toujours décelé chez elle la timidité et la peur d'être rejetée par les autres de part ses origines floues et son aspect un peu sauvageon. En effet, il semblerait qu'elle ait toujours voulu être entourée, petite, mais qu'elle se soit enfermée dans l'idée que personne ne voudrait de la fille d'un vulgaire déserteur. Encore aujourd'hui, Tanaka a du mal à accepter l'aide qu'on lui propose car elle a tendance à tout prendre sur elle, et à réparer elle même ses propres erreurs, voir les erreurs des autres. Adoucie, et même totalement transformée par Honda, celui qu'elle considéra comme son meilleur ami, elle présenta un caractère plus doux lorsqu'elle grandit, un caractère bien plus agréable pour tous et pour elle même. Elle ressemblait bien plus à sa triste mère qu'elle ne le pensait, en réalité.

Comme elle, elle savait faire preuve de compassion et de douceur, bien que les premières fois ou elle dû se montrer ainsi furent difficiles. Elle qui avait toujours affiché un masque froid et distant, un masque pour repousser les gens se découvrir un véritable talent de parole, qui avait pour particularité d'apaiser les gens. Elle apprit les mots justes. Les sourires. Et jamais elle ne se sentit aussi bien que quand elle riait. Elle avait beau avoir se persuader qu'elle était une sauvage, libre et fière, elle se découvrit pleine de compassion et de gentillesse à l'âge adulte. Son instinct de protection était plus fort que tout. Elle avait appris à tisser des liens avec les autres. Elle apprit à profiter de l'instant présent et de ne pas se questionner sur le futur. A s'accepter. A accepter les autres. Toute cette solitude dans son cœur fut comme aspirée par un quelconque pouvoir que possédait Honda.

Aujourd'hui, tout le monde dresse un portrait plutôt agréable de Tanaka. On la décrit comme très généreuse, volontaire et abordable. Elle est à l'écoute des autres et veille au bonheur de chacun. On dit même qu'elle laisserait parfois ses sentiments prendre le dessus et s'y laisserait emporter comme une tornade dévastatrice. Mais seuls ceux qui ont combattu à ses côtés savent que sa férocité n'a pas changé. Certes, elle n'est plus la fille sauvage. Certes, elle n'est plus la machine à obéir qu'elle fut autrefois. Non, c'est une lionne fière, une lionne terrible qui protège les siens, déchiquette l'ennemi et chérit sa patrie. L'image idéale de la kunoichi. Car c'est elle, le modèle de tout les shinobis du pays de la terre c'est elle, le modèle même de la bravoure auprès des ninjas d'Iwa. Elle en a reçu des honneurs...Oh, tellement.
Mais jamais elle n'a pensé vraiment les mériter. En effet, Tanaka ayant l'habitude d'être forte et décidée se trouve, depuis la mort de son coéquipier Maeda, dans un état maladif, faible et elle ne sort que très peu de l'enceinte du village. On peut voir dans ses yeux sa tristesse, le regret d'avoir écouté Maeda et ne pas avoir pu le sauver de sa condition. Ainsi, elle a désormais un aspect qui n'est plus vraiment humain mais animal. Un animal blessé qui s'efforce de survivre. Elle fait cependant de son mieux pour cacher une rage chargée de chagrin qui s'agite en elle et affiche l'expression déterminée et assurée de la kunoichi modèle qu'elle est sensée représenter.



« Physique »


Ayant beau être une jeune femme plutôt jolie et même convoitée, Tanaka insiste à se vêtir de vêtements abîmés à son père, comme une vieille parka imperméable qu'il a abandoné dans une de ses cachettes, non loin du village, dans laquelle elle cache ses rouleaux explosifs et ses kunais. On peut même voir au dos la tête d'un renard terrifiant cousu avec soin, souriant de toutes ses dents. Ainsi, elle est presque toujours vêtue de cette parka ouverte sur une combinaison noire formée d'un débardeur et d'un pantalon court rehaussé par des bottes de cuir montantes qui ne présentent rien de particulier à première vue. Mais ces bottes si banales dissimulent un tas de petites armes, comme l'étui de fléchettes empoisonnées ou incandescentes discrètement dissimulées dans la doublure et des éventails coupants lancés comme des boomerangs. Tanaka à tendance à privilégier le pratique à l’élégant mais elle n'a pour autant l'air négligé dans sa tenue. Non, on retrouve là son petit côté sauvage, un peu débauché, guerrière, quoi. Comme la plupart des sabreurs, elle porte sa précieuse arme dans le dos, dans un superbe fourreau de cuir qui pourrait faire des jaloux tant l'ouvrage est minutieux. Il lui arrive parfois de porter un tas de colliers de plumes et de perles autour du cou, vestige de son amitié avec Honda Suzuki qui avait pour habitude d'en mettre de partout dans ses cheveux. Tanaka porte son bandeau à la cheville, bien attaché autour de sa botte.

Peu avide de superflu, Tanaka se contente de laisser ses cheveux longs libres ou de les natter tout simplement en une longue tresse. Bien sûr, n'omettant pas qu'elle a comme beaucoup de gens, une flemme parfois intraitable, elle les noue de temps en temps en un chignon négligé qui a pourtant son charme. Elle préfère avoir le visage dégagé plutôt que les cheveux dans les yeux. La couleur de sa chevelure est plutôt approximative. Étant presque blonds lorsqu'elle était enfant, ils se sont étrangement foncés pour prendre une teinte châtain à la limite du roux. Sa mère étant blonde comme les blés, Tanaka a toujours supposé que c'était son père qui présentait des cheveux d'une telle couleur. Mais en revanche, elle sait parfaitement que les quelques tâches de rousseur qui ponctuent ses joues et son décolleté son l'héritage de sa mère. Pourtant, la jeune femme ne se trouve aucune ressemblance marquante avec cette dernière. Alors que sa mère avait tout d'une fille fleur bleue, mignonne et privilégiant l'apparence au reste, Tanaka à l'air d'un vilain petit canard à côté d'elle avec sa parka couleur camouflage, ses cheveux coiffés à l'arrache et sa moue boudeuse. De plus, elle n'a pas du tout ses yeux. Alors là, pas du tout. Bleus comme le ciel d'été, les yeux en amande de sa mère étaient joliment bordés de longs cils blonds qu'elle faisait papillonner, l'air innocent. Tanaka elle, a tout des yeux sauvages. D'un mordoré quasi-incandescent, aussi brûlants qu'un brasier et cerclés de cils sombres. Depuis la disparition de Maeda, on peut même voir des creux grisâtres sous ses yeux, car le sommeil se fait souvent long à venir, ponctué de cauchemars et de rêves pleins de regret. Mais son regard s'allume souvent d'une lueur meurtrière que devraient craindre ses ennemis lorsqu'elle est fin prêt au combat. Ses yeux disent tout, hurlent la vérité. Elle ne peut mentir. Elle ne sait pas mentir.

Petite, voire très petite, on l'a 'abord pris pour une enfant fragile, au sein des Junin d'Iwa, mais malgré sa taille qui ne dépasse pas le mètre cinquante cinq, elle s'avère bien plus rapide que la moyenne, et a même appris maintes acrobaties aux côtés d'Honda. Grimper aux arbres, se pendre par les pieds sans même utiliser sont chakra, voilà quelques petites astuces qui lui ont permit d'endurcir sa musculature sans pour autant rendre sa carrure imposante ou agressive. Non, elle est seulement une petite kunoichi aux bras puissants, au doigts fins et à l'agilité d'un petit animal. Une vraie renarde. Une renarde à la peau claire, aux formes discrètes, aux traits fins et au regard redoutable de chasseresse. En reference à l'animal cousu dans le dos de sa parka, Tanaka présente un tatouage en forme de patte de renard dans le cou.




« Histoire »


« Maman...où est Papa ? Il est parti depuis si longtemps...Tu crois qu'il reviendra un jour ? »
Dad's Theme [Alice Cooper]

Non, il ne reviendrait sans doute jamais. Et de toute façon, il n'avait jamais posé les yeux sur elle une seule fois et elle même n'avait jamais pu croiser son regard. Cette enfant ne connaissait l'homme qui avait aimé sa mère qu'à travers les récits du vieil homme assis sur une chaise au fond de sa chambre. La petite écoutait chaque soir une histoire différente à propos de son paternel. Un homme qui aurait pu lui paraître totalement inconnu si son grand père n'était plus là pour le lui décrire. Et, attentive, bien emmitouflée dans ses couvertures rapiécées, l'enfant, dans la pénombre de la pièce, la faible lumière que projetait la bougie pesant sur ses yeux , buvait les paroles du vieil homme comme si ils eussent été un quelconque élixir magique. La fascination pour cet homme qu'elle ne verrait jamais grandissait de jour en jour. Elle s'y accrochait tant bien que mal. Car nommer les choses, c'était les faire exister. Papa. Elle n'aurait pas l'occasion de l'appeler ainsi, mais au moins, pourrait elle s'imaginer milles souvenirs pour meubler son enfance.

« Ton père puait le danger. Il puait la sauvagerie. Il passait son temps au cœur d'une nature aussi hostile que sauvage comme si celle ci l'avait engendrée elle même. »


Le vieil homme, imposant dans son uniforme de ninja, crachait la fumée d'une longue, très longue pipe en bois joliment ornée de dorures. Le bandeau autour de son front disait tout de lui. Il forçait au respect, au silence. Ainsi, la fillette ne l'interrompait jamais. Quand il disait que son père était le fils unique de la terre, la petite s'imaginait que ce dernier avait poussé comme un arbre et avait fini par se déraciner pour aller courir le monde. Cette drôle de vision faisait toujours rire le vieil homme. Tanaka avait quatre ans et une bonne dose d'imagination qu'elle tenait sans nulle doute de sa mère. Sa mère. Si romanesque, si belle et si libre, autrefois. Maman. Mais aujourd'hui, elle n'était plus que l'ombre d'elle même. Car celui qu'elle aimait était un paria. Un homme répudié de tous. Un déserteur. Et il était parti. Pour toujours.

« Je ne sais pas comment ta mère à fait pour tomber sur lui. Elle s'était sans doute, une fois de plus, perdue un peu aux alentours du village. Tu sais, elle était assez spontanée. Quand elle voulait se rendre quelque part, elle marchait, marchait, puis finissait par perdre un peu...le nord. »

En réalité, elle avait toujours été un peu folle. Elle avait toujours laissé ses sentiments prendre le dessus sur tout autre chose. Mais cela traduisait simplement une quête constante d'un bonheur qu'elle pensait pouvoir goûter pour l'éternité. Maman ne voulait qu'être heureuse. Elle ne voulait que rire à tout, sourire à son avenir et saluer le futur comme il se devait, comme si celui s'annonçait toujours radieux. Radieux...elle aimait le soleil. Oh, oui elle passait ses journées au soleil, à laisser ses rayons caresser sa peau. Maman était une fleur, autrefois. Mais la gueule de l'ombre s'était refermée sur elle. Puis, elle s'était fanée. La fillette ne l'avait vu que peu de fois durant sa vie. Petite, elle avait bien vite quitté les bras de sa mère pour ceux de sa grand mère. Maman ne pouvait plus s'occuper d'elle. Maman était malade et se mourait depuis trois ans, étendue dans les ténèbres de sa chambre dont elle ne sortait jamais. Elle ne se levait même plus.

« C'était lui qui la faisait vivre. C'était lui qui...qui la faisait se sentir vivante. Je le voyais bien. Son sourire. Elle ne voyait les choses que sous le meilleur angle. Mais elle oubliait constamment qui il était. Il n'était pas un homme comme les autres. »


C'était un traître, un paria. Personne ne voulait d'un tel homme. Un homme qui avait abandonné sa patrie. Un homme qui avait laissé tomber les armes de son pays pour prendre celle du déserteur. Mais cette perspective réveillait en la fillette des images héroïques. Celle d'un homme sauvage, seul contre tous, solitaire et fier de l'être, arpentant le continent seulement armé de son sabre et de son courage.

« D’où venait il ? Il avait un bandeau comme toi et les autres ? »

Le vieil homme affrontait cette question à chaque fois. Chaque soir. Et toujours, il s'arrêtait de raconter. Réfléchissait. Mais nul souvenir d'un bandeau ne lui revenait en tête. Il l'avait seulement vu une fois après tout. Non, il n'avait pas de bandeau. Jamais personne n'avait su de quel pays il pouvait bien provenir. Seule celle qui l'avait aimé, adoré, le savait. Mais aujourd'hui, elle n'était même plus capable de parler tant le chagrin rongeait son cœur.

« Je ne l'ai presque jamais vu. Ta mère l'a ramené un jour, ici, à la maison. Blessé. Meurtri. Elle l'a soutenu à bout de bras. C'est cette nuit là que les ninjas du village on décelé sa présence. Oh, crois moi, il avait été discret jusque là. Mais pas ta mère. Cependant, je crois qu'il ne lui en à jamais voulu. Mais il est parti au plus vite le lendemain matin. Personne ne devait le trouver. Il était libre, je le voyais dans ses yeux. Et personne ne lui prendrait ce qui faisait de lui un homme libre. Ta mère a toujours espéré qu'il reviendrait. Elle y a toujours cru. Puis, tu es née. Et elle a cessé d'avoir foi en celui qu'elle avait aimé et en même temps, foi en elle même.»

La fillette préférait quand le vieil homme lui parlait du tempérament de feu de son père et de la beauté de sa mère. Ses grands parents lui avaient donné tout l'amour du monde, l'élevaient comme ils avaient élevé sa mère. Malgré cela, elle n'était pas totalement heureuse. Les rumeurs avaient toujours couru comme quoi sa mère était la traîtresse, que c'était elle qui avait séduit le déserteur, ou alors, qu'elle s'était laissé séduire et que son enfant n'était rien de plus que l'héritage de la traîtrise.
« La fille du déserteur », voilà comment l'appelaient les autres enfants, influencés par leurs parents, durant son enfance. C'était vrai après tout. Elle était la fille d'un déserteur. Elle aurait pu le prendre mal, se mettre à pleurer, se montrer faible, et par là, satisfaire la méchanceté des autres enfants. Mais non, elle relevait bien haut la tête, se contentant d'ignorer leur mépris. La fille du déserteur. C'était elle, et personne d'autre. Mais quand elle intégra l'académie ninja, elle chercha à se faire plus discrète, pour presque se faire oublier. De fille de déserteur, elle passa à «sauvageonne» ou «bête sauvage». Et tout cela parce qu'elle préférait marcher pieds nus pour sentir la terre sous ses pieds et s'isoler un peu en marge du village. Car après tout, la solitude était une de ses plus grandes amies. Dans la solitude, il y avait toujours une musique entraînante, une musique qui appelait à la liberté. Dans la solitude, elle appris à s'accepter vraiment telle qu'elle était, avec sa tignasse de cheveux bruns trop longs, ses ongles mal coupés, les coupures sur son visage fin. Souvent, elle passait la nuit dehors et Grand Père venait la chercher au petit matin, la portait jusqu'à la maison, encore endormie. Ce qu'elle voulait, c'était être libre, libre de toutes contraintes. Libre de toutes les chaînes.
Mais elle finit tout de même par avoir un bandeau. Tout comme son grand-père, sa mère, sa grand mère. Elle aussi avait un beau bandeau avec l'insigne du village dessus. Un beau bandeau qu'elle attacha de façon lâche à sa cheville. De façon a ne pas le sentir sur sa peau. Elle avait seulement neuf ans quand elle devint Genin. Neuf ans, et un caractère enflammé.

« Ton père se battait aussi bien au sabre qu'avec des brindilles. Il était inventif. Ingénieux. Il a laissé quelque chose à ta mère. Mais je crois que cela ne lui servira jamais. »

Et, le jour même ou elle avait reçu son bandeau, le vieil homme lui avait présenté un grand paquet drapé d'un drap poussiéreux et miteux. Une odeur de terre et de feuilles mortes s'échappait de ce drap mystérieux qui dissimulait un objet qui l'était tout autant. Et quand elle découvrit non pas un, mais plusieurs objets dans le drôle de paquet, Tanaka resta perplexe. Il y avait là un collier avec des plumes et des perles. Magnifique. Il y avait également un petit étui en cuir. Un petit étui en cuir...
Tanaka l'ouvrit et fut surprise d'y trouver une centaine de tout petits objets pointus en bois ainsi qu'une petite paille en bambou.

« Oh, ça, ma jolie, ce sont des fléchettes. Le mieux, c'est de les tremper dans du poison et d'avoir assez de souffle pour les glisser dans la paille et...les tirer. »

La démonstration du vieil homme fut concrète et rapide. La fléchette aller se loger dans un coussin. D'abord, il n'y eut rien. Rien de rien. L'enfant fixa la coussin avec désintérêt quand celui ci se mit s'enflamma soudainement, la faisant sursauter vivement.

« Et bien, on dirait que ce vieux loup avait plus d'un tour dans son sac. Fais en bon usage. »

Puis il lui remit le petit étui après y avoir rangé la centaine de fléchettes. Tanaka se promit d'en faire un usage minutieux et réfléchi. Vint alors le dernier objet. Le plus impressionnant de tous. Et pour cause, c'était un sabre magnifique. Tout simplement magnifique. Sa lame était parfaite. Pas émoussée. Comme neuve. Et pourtant, l'arme semblait receler de lourds secrets, des secrets enfouis, un parfum de combat et de danger. L'enfant huma l'odeur si particulière qui se dégageait du manche. Ce sabre avait déjà tout d'incroyable et d'unique à ses yeux. Un sabre qui avait appartenu à son père. Émue, elle le prit en main comme si elle voulait sentir une quelconque chaleur. Il lui sembla sentir le faible frémissement de la liberté quand ses doigts s'enroulèrent autour de l'arme. Un sabre aussi léger que l'air.

« Aussi léger que les plumes d'un oiseau. »

Il était bien trop grand pour une fillette comme elle, et pourtant, Tanaka décida d'en faire son plus grand allié, jusqu'à ce qu'il fasse partie de son bras. Elle apprit le sabre seule. Elle avait pourtant entendu parler de ces samouraïs du pays du Fer, qui eux, suivaient la voie du sabre et de l'honneur. Mais elle sentait autre chose que l'honneur en son arme. Il y avait aussi la liberté, le droit de pouvoir voler de ses propres ailes, le droit d'agir comme elle le voulait. Et c'est ce qu'elle entendait faire. Lors des tournois ninjas organisés, elle déferlait sur ses adversaires comme une vague meurtrière, parlait au vent, qui, traître, l'aidait à gagner ses combats. Tout son cœur s'était épris de ce sabre. Tout son cœur s'était épris du fantôme de son père qui se dégageait de lui. Elle fut bientôt remarquée par le Tsuchikage, qui, alors qu'elle n'était que Chunin, décida de la monter rapidement en grade et de faire d'elle l'un des ninjas de sa garde. Quatorze ans. Voilà a quel âge elle tua son premier homme. Et aux côtés des ninjas les plus gradés de son village, elle oubliait qu'elle était la fille du déserteur. La fille sauvage. Non, elle était plus que cela. Elle était la fille, non, la femme au sabre. La femme qui s'était forgé une expression froide, la femme qui avait oublié ce que cela pouvait bien procurer comme plaisir de marcher pieds nus. Non, la fillette avait grandit. Elle n'était ni vraiment une adolescente, ni vraiment une adulte. Elle était une femme-enfant. Une femme enfant hostile à l'ennemi, qui obéissait aux ordres sans broncher. Une femme enfant qui portait pourtant toujours son bandeau à la cheville. Une femme-enfant qui n'avait plus rien à prouver auprès des autres. Et le vieil homme, celui qu'autrefois elle appelait affectueusement Grand Père, l'avait vu grandir si vite...Il l'avait vu devenir aussi jolie que sa mère et aussi agressive que son père.

Tanaka trouva bientôt ce qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Le soutien des autres ninjas de son grade. Ainsi, les missions se déroulaient parfaitement bien grâce à une coordination hors-norme. Mais l'esprit solo de la jeune fille coulait depuis toujours dans ses veines. Il lui arrivait ainsi de partir en mission seule, souvent. Seule.
Enfin, c'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce qu'elle découvre qu'on lui avait flanqué un équipier. Un unique équipier. Mais dans quel but ? Cherchait on à la surveiller ? A lui ravir les instants de solitude qui faisaient son bonheur ? Sans doute n'aurait elle pas de réponse, mais toujours, elle soupçonna son propre grand-père de vouloir garder un œil sur elle par le biais d'une de ses connaissances. Alors que ma jeune fille était en route pour une toute première mission en solo, elle découvrit avec mécontentement l'andouille qu'on lui avait attribué comme compagnon. Alors qu'elle traçait à toute vitesse son chemin, un bruit soudain mais à peine perceptible la fit stopper immédiatement. Et immédiatement, elle ouvrit l’œil, tendit l'oreille, tous ses sens parfaitement éveillés. Quelqu'un la suivait. Alors qu'elle s'était mis à marcher, doucement et silencieusement, jetant des coups d’œil furtif derrière les arbres, elle s'enfonça dans un petit chemin sombre ou le silence régnait. Et elle ne souhaitait pas s'enfoncer plus. Devant elle, tout était plongé dans les ténèbres. Une aura particulière se dégageait de la profondeur du sous-bois. Ses yeux se perdirent un moment dans la pénombre. Rien. Rien de rien. Elle se retourna vivement pour reprendre le sentier...Et....

« AAAAAAaaaaaaah ! »

L'homme qui lui faisait face – d'une drôle de façon, d'ailleurs – se retrouva la lame de son sabre pointé sur sa gorge. Tremblante, crispée, Tanaka affichait la plus belle des grimaces de peur et de surprise de toute son existence. Elle n'avait même pas conscience qu'elle était ridicule. Mais bon sang, quelle frayeur ! Il fallait être totalement malade pour faire une telle entrée en scène !

« Bouh.»

C'est tout ce que cette andouille, les jambes enroulées autour d'une branche et la tête en bas et les yeux grands ouverts comme deux soucoupes trouva à dire pour sa défense. Il se prenait pour un petit singe ou quoi ? Qu'est ce qu'il foutait, bon sang, les pieds dans l'arbre et la tête dans le vide !
Honteuse d'avoir hurlé comme une pauvre demoiselle en détresse – ce qu'elle était un peu, après tout – Tanaka resta un moment le sabre vissé sur la gorge de son «pseudo-agresseur.»
Et pendant cinq minutes, il se toisèrent. Ou plutôt, elle le toisa. Lui, se contentait de la fixer, tout sourire de ses belles dents blanches, contrastant fortement avec la couleur sombre de sa peau. Ses yeux noirs brillaient d'une malice enfantine, et les plumes dans ses cheveux hirsutes étaient de milles couleurs criardes. On aurait dis qu'il avait mis la tête dans un nid d'oiseau pour se coiffer. Finalement, Tanaka explosa.

« Hey ! Tu peux t'excuser au lieu de sourire comme un benêt ! Et qu'est ce que tu foutais dans ce putain d'arbre ? Tu peux me dire ?!»

La seule réponse du jeune homme fut.

« Sois pas si lourde. Je vois déjà apparaître des rides sur ton visage. On dirait ma mère.»

Troublée par la réponse et totalement stupéfaite, Tanaka resta muette, levant un sourcil. Soudain, la branche craqua...Et...SBAM. L'autre andouille se retrouva la tête par terre, et bien, en plein dans la terre justement. Il aurait pu râler, montrer son mécontentement de quelconque façon, mais non. Il rit, rit comme Tanaka n'avait jamais entendu personne rire. Elle resta immobile, pas trop sûre de ce qu'elle devait dire ou faire. Mais qui était donc ce gars ? Alors qu'il s'époussetait et grattait la terre sur son visage pour la retirer, elle aperçu le bandeau de ninja d'Iwa...Qu'il portait tout comme elle à la cheville. Sale copieur.

« Je suis Honda Suzuki, Junin d'Iwa, pour vous servir. C'est moi qui t'accompagnerai dans tes prochaines missions. Je sens qu'on va former une formidable équipe.»

Il fit une petite courbette gracieuse, et Tanaka crut soudainement qu'il se moquait d'elle. Mais non, il était très sérieux. Elle acquiesça, détournant le regard pour grimacer.

« Il semblerait que tu ais quelques problèmes en relations humaines, non ? »

Sans blague ! Et il prenait un air narquois, sachant très bien qu'il avait touché un point faible. Oh, il ne s’imaginait pas a quel point il pouvait savourer cette petite victoire. Mais pour qui se prenait il avec ses plumes dans les cheveux ? Pour un drôle d'oiseau ? Pfff, elle était bien bonne celle là. Cela se lisait clairement sur son visage qu'il était tout à fait le genre de personne qu'elle ne supportait pas. Elle en était sûre, elle ne le supporterait pas. Mais alors, pas du tout.

« Qu'as tu donc fait de ta langue ? »

Et elle ne se gêna pas pour la la lui tirer quand elle se tourna vers lui, les bras croisés. Voila qu'elle était sa réponse, tiens. Honda rit. Et rit encore.

« Au moins, tu es drôle. C'est déjà ça. »

Mais la kunoichi s'engageait déjà sur le chemin principal. Derrière elle, elle l'entendit la rappeler, lui dire qu'il plaisantait, mais elle se contenta de sourire. Peut être n'était il pas si insupportable que cela après tout ? Ce jour, là, il réussirent leur mission haut la main. Et il en fut pareil pour toutes les autres. Car Honda apporta une multitude de choses qu'il manquait cruellement à Tanaka. La compassion, l'amitié, l'humour. Tant de choses qu'elle ne connaissait pas, qu'elle refusait de connaître. Et pourtant, Honda était son premier véritable ami. Et elle en était fière. Elle changea. Il la fit changer. Pour le meilleur. Elle apprit un tas de choses sur elle même qu'elle n'aurait sans doute jamais décelé sans lui. Elle oublia même au fil du temps l'idée que son grand père cherchait à la surveiller. La jeune fille sauvage, froide et agressive avait peu à peu disparu. Tanaka ressemblait de plus en plus à sa mère. Certes, il y avait toujours chez elle ce côté un peu méfiant, cette tendance à faire le boulot sans discuter et quelques instants hostiles. Mais elle s'était découvert une passion quasi fraternelle pour Honda qui lui avait permit de réveiller chez elle un instinct de protection et de survie digne d'une lionne. Elle n'était plus fermée. Elle souriait. Elle riait, même.

Et c'est quand la brigade Gardienne fut crée qu'elle commença réellement à goûter à la vie. La vraie. Choisie pour figurer parmi les meilleurs shinobis, elle reçut l'honneur d'intégrer la brigade aux côtés de ninjas d'exception dont un homme dont elle n'oublierai jamais le nom. Maeda Massaya. Honda lui, n'intégra pas la brigade et travailla comme ninja médecin à l’hôpital, étant doté de capacités impressionnantes dans ce domaine. Cependant, sa disparition mystérieuse de ce dernier souleva les cœurs et plus jamais on n'entendit parler de lui. Tanaka, attristée, supposa qu'il avait déserté. Mais pourquoi ?
Cependant, bien trop concentrée sur ses missions, elle en oublia le reste, et brilla comme elle n'avait jamais brillé parmi les membres de la brigade Gardienne. Bien que plutôt discret, c'était Maeda qui attirait toujours son attention. Elle n'avait d'yeux que pour Maeda, oh, rien que pour lui. Il n'était ni le plus impressionnant, ni le plus malin, non, c'était autre chose qui la fascinait. Mais jamais elle ne sut quoi. Ce qui est sûr, c'est qu'elle se rapprocha énormément de lui. Maeda et Tanaka. Tanaka et Maeda. Cela sonnait bien, non ? Et bien, en effet, cela aurait très bien put être un vrai duo de choc si la mission la plus importante qu'on leur ai jamais confié n'avait pas tourné au vinaigre. Ils mourruent tous. Tous autant qu'ils étaient. Morts à ses pieds. Alors qu'elle traversait un champ de cadavres, son sabre en main, elle voyait l'horrible rictus du trépas imprimé sur leur visage. Certains avaient encore les yeux grands ouverts, ennemis ou non. Une horreur. Tanaka avait essuyé son sabre sur ses propres vêtements. Elle était pâle, et le coin de sa bouche était en sang. Elle avait l'air d'une sauvageonne. D'une lionne après la bataille. D'une combattante héroïque et fière. Et pourtant, son cœur hurlait de chagrin, et ses jambes lui faisaient atrocement mal. Elle aurait crié, laissé évacuer toute sa douleur physique et morale. Mais son visage était froid. Sans pitié. Toute chaleur avait quitté son regard quand elle avait vu ses coéquipiers à terre. C'est seulement quand elle trouva Maeda en sale état qu'une lueur se ralluma dans ses yeux. Vivant. Il était vivant. Ils étaient vivants. Elle aurait voulu qu'il fuit cet endroit désolé avec elle, elle aurait voulu qu'il la suive. Mais il se contenta d'accepter le sort avec calme et impassibilité, comme si cela était normal. Elle fuit avec le daymio. Elle fuit et le laissa mourir. C'est à partir de ce jour là que son visage redevint aussi froid et impassible que la pierre. Elle essayait de sourire pourtant, elle tentait de sourire à nouveau. Elle avait reçu les honneurs. Elle était un modèle désormais. Elle aurait dû être heureuse...mais il n'était plus là...et...

« Votre mère veut désormais en finir, Madame. Elle est mourante. Elle désire vous voir.»

Et quand on lui annonça la nouvelle, elle se rendit pour la première fois en vingt ans au chevet de sa mère. Tanaka fut priée d'entrer dans la pièce totalement dépourvue de lumière artificielle, seulement plongée une pénombre morbide. Derrière les rideaux tirés, on pouvait voir les rayons du soleil essayer de pénétrer dans la chambre. En vain. Tout était noir et gris. Les yeux de la jeune femme mirent du temps à s'accoutumer à ces ténèbres. Grand Père et Grand Mère se tenaient déjà là, paraissant presque plus jeunes comparés à sa mère. Et pourtant, elle était toujours belle. Mais sa peau, n'ayant pas rencontré le soleil depuis presque trente ans était blanche et froide comme la neige. Quelques rides s'esquissaient sur son visage. Mais il y avait quelque chose d'usé, de millénaire, d'ancien dans son regard. La tristesse. Le désespoir de vivre. Tous attendaient un souffle, quelques mots. Ses pauvres yeux vitreux étaient perdus dans le vide quand soudainement, elle fixa Tanaka.

« Mon enfant. Ma pauvre enfant...»

Elle chercha les mains de la kunoichi et cette dernière les lui tendit. La femme malade les serra fort dans les siennes, un sourire de regret sur son visage, les yeux humides.

« Je suis désolée.»

Désolée de ne pas avoir été là pour elle. Là pour la voir grandir. Là pour là voir devenir une femme.
Elle n'avait jamais été là. Et pourtant, Tanaka ne lui en voulait pas.

« Ne t'excuses pas, Maman.»


Ce mot sonnait si étrange dans sa propre bouche. Depuis si longtemps, elle ne l'appelait plus ainsi...

« Si un jour il revient...Si il revient...»

Perdue, elle cherchait ses mots. Elle cherchait dans ses souvenirs. Elle retrouva l'image de l'homme qu'elle avait aimé avec peine. Mais elle sourit. Un vrai, un véritable sourire. Pour une fois dans sa vie, elle fut heureuse. Si heureuse qu'elle rit.

« Dis lui que je l'aime. Et que ce sera pour toujours.»

Et elle partir doucement, dans un souvenir de bonheur intense. Une mort douce. Comme elles étaient rares, les morts heureuses. Comme elle étaient rares...Toute de suite les larmes vinrent à Grand Mère. Grand Père baissa les yeux, refoulant ses sanglots. Une unique larme coulait sur la joue de Tanaka. Son visage était dur, fermé. Elle continuait de serrer la main de sa mère, aussi fort qu'elle le pouvait alors que toute chaleur quittait son corps.

« Je le retrouverais.»


Elle promit. Jura sur sa vie.

« Je promets de le retrouver, Maman.»

Et même dans la mort, on eu dit que Midori Aotsuki souriait.




« Equipement & Autres»


Arc à flèches (simples,empoisonnées ou incandescentes) : En effet, Tanaka est très douée en ce qui concerne le tir à l'arc. En effet, elle délaisse de plus en plus son sabre pour cette arme très particulière est très rare dans le monde shinobi.

Saigai, katana vieux de plusieurs générations: Voici le plus grand trésor de Tanaka. Malheuresement, elle le délaisse de plus en plus pour son arc, une arme unique et n'utilise son sabre que pour les combats les plus importants. Il est un trésor à ses yeux. Une véritable relique..

Fléchettes empoisonnées/incandescentes: De petite fléchettes qu'elle souffle discrètement sur ses ennemis. Ont l'aspect d'aiguilles. Vestiges de la vie de son père.






« Et toi ?»

♣ Âge :
♣ D'où vous venez comme ça ?
♣ Et le règlement ? Vous l'avez lu ?
♣Vous allez le respecter, bien sûr :
♣Votre niveau de rp :
♣ Autre chose ? Une tasse de thé peut être ?


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Misaki Hinari
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MessageSujet: Re: Bring me freedom [Fiche terminée.]   Ven 7 Déc - 20:00

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Bring me freedom [Fiche terminée.]

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