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 Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]

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Misaki Hinari
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MessageSujet: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Jeu 6 Déc - 13:08



« Restes. Restes auprès de moi. Parfait. Je ne veux plus que tu partes. Tu comprends ? Est ce que tu parviens à comprendre ce que j'essaie de te dire ? Tu es à moi. A moi pour toujours. Et si quelqu'un essaie de te prendre, de te dérober à moi, alors je le tuerais. Je le tuerais sans aucune pitié. Aucune pitié. Alors restes. Ne vas pas trop loin, ne t'éloignes pas. Regardes moi. Tu vois ce qui brûle, là, dans mon regard ? C'est ma colère. Ma fureur. Je refuse de te laisser partir une nouvelle fois et de quelque façon que ce soit. Je n'ai jamais aimé la solitude et la solitude me déteste. Le destin m'a déjà retiré celle qui devait être à mes côtés pour toujours. Je l'ai perdue. J'ai perdue celle qui ravivait petit à petit la flamme dans mon cœur. Je ne veux pas voir disparaître celui qui a rendu cette flamme immortelle. Ne pars pas. Jamais. Jamais...»

Elle ne se souvenait plus exactement si c'était ces mots là qu'elle lui avait dis. Mais peu importait. Il savait désormais a quel point il était cher à ses yeux, et c'était ça l'essentiel. Et cela avait beau paraître ridicule, elle ne supportait pas de le voir partir, comme ce jour là, et de ne pas le revoir durant plusieurs jours. Il partait pour «affaires importantes à régler». Mais Misaki savait pertinemment que ce prétexte cachait sans doute quelque chose de plus sombre. Mais elle préférait cependant le laisser vaquer à ses propres occupations. Elle même avait des responsabilités et lui faisait confiance. Il était adulte, pucé et vacciné après tout, alors pourquoi toujours vouloir avoir le contrôle sur lui ? Parce qu'elle avait peur simplement. Toujours peur qu'il lui arrive quelque chose, ou qu'il décide de partir, brusquement, comme ça.
Alors que le soleil se couchait, il n'était toujours pas revenu. Fortement agacée par la journée harassante qu'elle avait passée, Misaki passa au moins une bonne heure dans l'eau brûlante de sa baignoire, les yeux rivés au plafond. Elle se sentait seule. Fatiguée, dépassée, seule. Bakuna n'était pas apparu de la journée pour discuter, ou lui lancer des piques mesquines, ou faire quoi que ce soit d'autre. De toute façon, elle avait été bien trop occupée pour parler à qui que ce soit dans ce village. Des dossiers. Des dossiers. Toujours des dossiers. Rien d'autres que de foutus dossiers.

Elle prit le soin de se coucher tôt mais la lune était déjà haute dans le ciel. Une lune infâme, une lune solitaire. Un ciel sans étoiles. Un ciel sombre, d'un bleu tourmenté, aussi profond que les abysses. Elle se laissa tomber lourdement sur le lit, laissant échapper un gémissement teinté d'agacement, de feint désespoir et bien évidement de fatigue. La fenêtre était ouverte. Il faisait froid. Mais ce n'était pas dû aux légers courant d'airs qui pénétraient dans la chambre et faisaient se soulever les draps. Non, c'était le froid de la solitude. Misaki mit beaucoup plus de temps à s'endormir qu'elle ne l'aurait pensé. Ses yeux restaient perdus dans le vide à côté d'elle. Elle distinguait à peine ce vide à la faible lumière de la lune. Il n'était pas là. Il n'était pas rentré. Peut être ne rentrerait il pas. Ses doigts fins s'enfoncèrent comme des griffes dans le matelas. Si il ne revenait pas d'ici demain, elle irait elle même le chercher. Elle sombra finalement dans le sommeil. Et pour son plus grand malheur.

Leurs longues serres lui lacéraient les jambes. Ils riaient. Ils riaient comme personne ne rit. La tête en arrière, leurs yeux de ténèbres rivés sur un néant chaotique. Leurs ongles longs et difformes lui lacéraient la peau. Ils la voulaient. Ils tentaient de s'accrocher à elle. A l'attraper. Ils la voulaient. Immobile. Elle ne pouvait pas bouger. Pas sortir. Une illusion ? Elle ne le savait pas. Elle ne pouvait même plus réfléchir. Tout se déroulait sous ses yeux. Elle ne pouvait pas agir. Ses membres ne répondaient plus. Ses jambes étaient en sang. En sang. Leurs crocs, cette fois ci, s'enfoncèrent dans ses cuisses, cisaillèrent son épiderme jusqu'aux hanches comme des couteaux acérées. Et elle sentait la douleur. Misaki sentait cette douleur brûlante qui la parcourait entièrement comme de la lave en fusion en elle. Que voulaient ils d'elle ? Qu'attendaient ils d'elle ?

« Te dévorer. Dévorer ton espoir, ton envie. Voila ce qu'ils veulent.»

La voix de Bakuna. Mais elle ne le voyait pas. Ou était il ? Pourquoi ne venait il pas à elle ? Elle tenta de hurler, mais aucun son ne s'échappa d'entre ses lèvres. Piégée, elle était piégée. Et Bakuna n’apparaissait pas. Que faire ?! Que faire ?! Elle ne pouvait pas se débattre. Elle ne pouvait rien. Elle allait mourir...Quand soudain, elle ouvrit les yeux et se retrouva de nouveau dans sa chambre, ou tout était silencieux. Misaki se redressa vivement, suffocante. Et elle crût un instant, que quelqu'un se tenait devant le lit, face à elle. La fenêtre était grande ouverte et le vent s'engouffrait dans la pièce en hurlant. Elle ferma les yeux, respira à fond. Se calmer. Voila ce qu'elle devait faire. Respirer. Se calmer. Réfléchir. Non, il n'y avait personne d'autre qu'elle dans la chambre...et pourtant, un instant, elle avait crû...Non, c'était ridicule. Cela était tout simplement un cauchemar de plus. Ils étaient de plus en plus fréquents ces temps ci mais jamais elle ne s'était retrouvée dans une telle situation. Elle avait entendu Bakuna. Si cela était réellement un cauchemar, il n'aurait pas pu lui parler depuis là ou il était. Dehors, il faisait encore nuit. Avait elle vraiment dormi ? Un œil jeté à la lune lui indiqua qu'elle n'était couchée que depuis deux heures à peine. Ses paupières étaient lourdes et sa gorge était sèche. La Hokage se leva et se dirigea vers le grand miroir en bois accroché au dessus d'une de ses commodes. Elle était pâle. Très pâle. Trop pâle. Faible aussi. Aussi bien mentalement que physiquement. Elle soupira et se vêtit lentement, sachant que malgré toute la fatigue, elle ne pourrait se rendormir. Elle irait au bureau, classer d'autres dossiers. Encore des dossiers, toujours des dossiers.

Il n'y avait presque personne lorsqu'elle entra dans le bâtiment, seulement quelques ninjas surveillaient les lieux et circulaient dans les couloirs. L'endroit était quasi-mort. Et pourtant, il était quatre heures du matin.

« Il y a quelqu'un qui souhaite vous voir, Madame. »

Et bien, une visite si tôt le matin. C'était plutôt étonnant. Les habitants de Konoha n'étaient pas si matinaux d'ordinaire. A moins que ce ne soit pas un habitant de Konoha. Misaki pris les escaliers qu'elle monta machinalement en regardant ses pieds. Elle avait l'air d'une débauchée mal fagotée. Ses cheveux n'étaient pas peignés, son teint était fantomatique et la veste qu'elle portait ouverte tranchait beaucoup trop avec la robe rouge qu'elle avait enfilé sans motivation. Une débauchée.
Son bureau était grand ouvert. Elle le vit de dos. L'homme qui voulait la voir. Oh, il n'avait rien de spécial. Mais la jeune femme avait la désagréable impression qu'il savait qu'elle arrivait sans même tourner la tête dans sa direction. Étrange. Cet homme n'était pas de Konoha. C'était sans doute un habitant du pays du Feu venu lui faire une requête. Elle le salua et s'assit dans son fauteuil sans lui jeter un regard. Puis, son regard s'éclaircit et elle l'examina plus en détails. Il n'avait rien de spécial. Vraiment rien de spécial. Et pourtant, il lui paraissait terriblement différent des autres. Il ne portait pas de bandeau. Ce n'était donc pas un shinobi et il n'était pas là pour lui demander une mission ou quoi que ce soit qui relève du combat ou de...

« Qu'êtes vous venus faire ici ? Vous n'êtes pas de Konoha...»

Elle s'enfonça confortablement dans le fauteuil. Attendant sa réponse. Finalement, elle aurait peut être dû rester couchée. Elle se sentait faible, fatiguée, hors d'état de nuire à qui que ce soit.


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Maeda Massaya

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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Jeu 6 Déc - 20:38

Clap, clap, clap. Des pas claquaient sur le sol dur depuis déjà un bon moment. Marcher sous le soleil haut du pays du Feu n'était pas chose aisé bien sûr, mais Maeda ne le faisait pas par gaieté de coeur, vraisemblablement. Pourquoi était-il là ? Il est vrai que cette question se trouve être le noeud du problème. Mue par cette volonté incessante de servir au mieux l'organisation qu'il avait rejoint il y a de cela quelques années, le ninja médecin avait profité d'un moment "d'inactivité" pour se remettre à ce projet. Oui, il était temps pour lui de mettre en place le projet temps discuter avec son chef. Pour ce faire, son objectif principal était de tout d'abord rejoindre le village caché de Konoha. Ensuite, il aviserait en fonction de la tournure des choses. Si tout se passerait bien ou bien le contraire. Tout avait été calculé au millimètre près. L'échec de la mission n'était pas envisageable. Le détour par la cité fortifiée servant de résidence au Daimyo du pays du Feu n'avait pas été de tout repos, néanmoins Maeda avait obtenu ce qu'il était venu chercher. "L'apparence parfaite", base pour son plan machiavélique, celle du principal greffier de sa Seigneurie en personne. Pour ce faire, le nukenin avait dû se débarrasser de la tâche qui nuisait au tableau : la garde personnelle de celui-ci. Après s'être exécuté, l'étroite et sinueuse route traversant le pays du feu devint le berceau d'une ignoble conspiration. Quatre individus appartenant visiblement aux hommes de main du médecin prirent possession des effets des membres de la garde personnelle. Quant aux cadavres, enfermés dans un jutsu du médecin.

Aperçu de Maeda
Spoiler:
 

Le début de la mission était un véritable succès. Un soupire de soulagement naquit dans sa gorge lorsqu'il fut enfin en vue des hauts murs de la ville. Maeda se rendit rapidement compte de la foule hétéroclite qui se trouvait en face de lui. Passant son bras sur son front, essuyant un fin film de sueur, le jeune homme se mit à regarder autour de lui. Il était déjà venu ici auparavant, mais c'était il y a plusieurs années et il avait l'impression d'avoir tout oublié depuis le temps qu'il n'était pas revenu. Il secoua la tête d'un mouvement vif ne voulant se bercer d'illusions. Même s'il y avait peu de risque pour que cette mission tombe à l'eau, le risque zéro n'existait pas. Plusieurs gardes du village accostèrent le groupe qui se faisait passer comme des membres sous l'autorité personnelle du seigneur du pays du feu. La tunique rouge-sang qu'il portait était de loin un symbole assez suffisant pour atténuer les doutes d'une éventuelle supercherie qui auraient pu naquirent dans le coeur des gardes shinobi. Plongeant son regard plein d'aversion et de mépris aux ninjas de Konoha, il poursuivit sa route sous les salutations permanentes des villageois du village caché. En effet, il était bien rare pour la main du Daimyo de s'être présenté dans ce village. La dernière étant lors des obsèques du Sandaime Hokage. Pour Maeda il faudrait la jouer fine. Scrutant attentivement le couple de shinobi qui le conduirait à la Hokage, il buvait avec attention la moindre de leur parole. Maeda avait suivi de loin la conversation entre les deux protagonistes, bien que cela soit quelque peu difficile, vu la distance qu'il se trouvait entre lui et le petit duo.Il tiqua légèrement des lèvres en entendant que la jeune fille était armé. Peut-être était-ce son petit côté macho, mais il avait toujours pensé qu'une fille, ou une femme, ne devait pas se battre. Quoi qu'en y réfléchissant, son éducation devait en être pour beaucoup. Il n'empêche que cela ne lui plaisait pas, mais pas du tout. M'enfin, il n'avait pas son avis à donné, et cela ne le regardait pas le moins du monde. S'abaissant soudainement, le greffier se releva, non sans difficultés, ses jambes prises de fourmillement désagréable. Pour s'en débarrasser, il frappa du pied plusieurs fois sur le sol, avant de soupirer de mécontentement. Tant pis ! Après tout, ce n'était pas cela l'important et il n'allait certainement pas se plaindre maintenant. Mais cela lui donnait un genre. Il avait jusque là les mêmes mimiques que l'homme dont-il avait pris la parole.

Arrivant devant la gigantesque bâtisse qui servait de repère à l'Hokage, il s'empressa de rentrer tout en ordonnant à sa garde de l'attendre à l'extérieur et de faire en sorte que personne ne rentre. Valait mieux assurer les arrières. Il n'était pas le maître de Konoha, mais détenait un pouvoir tout autant supérieur, voir peut être même plus. À ce moment précis, ses talents de ninja sensoriel lui permirent de masquer l'odeur et la couleur de son chakra. Arrivant dans le bureau de l'Hokage, personne. Cela lui donnait déjà un bon argument à faire valoir. Quand on vole la personnalité d'une personne, autant l'incarner avec toute la justesse qui ce doit d'autant plus que la Main du Daimyo n'était pas forcément considéré comme quelqu'un de tendre, mais plutôt l'inverse. Quelqu'un de droit et d'inflexible. Et ce retard n'était pas vraiment des mieux venu. Lorsqu'elle pénétra dans la pièce, Maeda fut éblouit par ce regard étincelant et cette beauté lumineuse qui émanait d-elle. Elle avait l'air insouciante et même ailleurs. Au point qu'elle ne c'était pas rendu compte de l'individu qui était en face d'elle. Une fois posée sur son fauteuil, un petit rictus amusé défigura le visage de l'imposteur. Il allait prendre les choses en main, la remettre dans le droit chemin pour ensuite abuser de ses services. Il valait mieux pour elle qu'elle ne fasse pas de tord au représentant du Daimyo car il allait de soit qu'elle s'exposait à de graves problèmes.


- Non.. il va de soi que je ne viens pas du village de Konoha. Mais plutôt de la part de quelqu'un qui vous a confié la tâche de veiller sur ce village de la meilleure des façons. Et en vous regardant en ce moment même, vous ne me donner nullement l'impression d'être la personne en charge de ce village.. Je suis Tokara Munashi, greffier au service de sa majesté le Seigneur du Pays du Feu. Par ailleurs, vous n'êtes pas censé ignorer mon nom.

"Il fallait être autoritaire, la mettre au pied du mur. Son caractère assez impulsif pourrait jouer en ma faveur. Je m'appuyais contre son bureau tout en sortant un parchemin de mon entre-veste. Plaçant à la vue de la jeune femme le sceau et la marque du Daimyo, je poursuivis avec un regard légèrement attristé"

- Misaki Hinari.. Rokudaime Hokage. Avec tout le respect que je vous dois, je vous prierai d'adopter un comportement un peu plus digne du poste que vous exercez, surtout en présence de quelqu'un se situant en haut de la hiérarchie du Pays du Feu. Vous vous demandez sans doute ce qu'est ce parchemin ? Et si j'étais vous, je ferais en sorte de ne pas me forcer à l'ouvrir, est-ce bien clair ?

Sans attendre une réponse, Maeda pris place sur le siège et sortit un autre papier de sa poche. Cacheté, il la jeta sur le bureau. Le titre écrit en gros était assez significatif. " Constat, constitution de la nouvelle garde rapproché du Seigneur du Pays du feu"
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Misaki Hinari
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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Lun 10 Déc - 20:13


- Misaki Hinari.. Rokudaime Hokage. Avec tout le respect que je vous dois, je vous prierai d'adopter un comportement un peu plus digne du poste que vous exercez, surtout en présence de quelqu'un se situant en haut de la hiérarchie du Pays du Feu. Vous vous demandez sans doute ce qu'est ce parchemin ? Et si j'étais vous, je ferais en sorte de ne pas me forcer à l'ouvrir, est-ce bien clair ?


Avachie comme un phoque en surpoids sur son bureau, la Hokage avait tout le soucis du monde à se faire. Sauf qu'en bonne ex-cancre, elle ne se redressa pas, se contenta de fixer un moment l'homme qui lui faisait face avec un air de narcoleptique refoulé. Elle n'avait pas bien entendu ce qu'il lui avait dit. En fait, elle n'avait juste pas envie d'avoir entendu ce qu'il lui avait dit. Elle avait tout à fait compris même si elle le cachait de façon grossière et peu appropriée pour un chef de village. Elle décida dès que l'homme se tut qu'elle ne l'aimerais pas. Oh non, elle le détesterait au plus haut point, même, tout le long de ce foutu entretien. Quelque chose dans le regard de cet envoyé du daimyo ne lui plaisait pas. Il avait l'air hautain, ultra-conventionnel, ultra coincé, ultra inexpressif. Le genre qui ne parle pas de sa vie privée, de sa vie amoureuse, de sa vie...

Hum. Mais bon, elle n'allait quand même pas faire une thèse sur l'expression froide et coincée qu'il affichait, parce qu'elle sinon, elle était sûre d'y passer une semaine. Sa visite ne se tenait pas au moment opportun, à vrai dire. Elle en avait marre, marre de tout, marre de ne pas réussir à dormir, marre d'être harcelée par des cauchemars, marre d'être seule, marre qu'on vienne la faire chier pour rien. Elle bailla bruyamment et se contenta d'afficher une moue dédaigneuse. Elle lui aurait même tiré la langue tiens. Sauf qu'elle avait une flemme légendaire, la flemme qui ne quitte pas le corps, l flemme qui s'accroche à la peau et entre par les oreilles pour vous bouffer le cerveau et vous transformer en légume. Sauf que là, il n'était pas question de se transformer brusquement en brocoli ou en carotte. La situation était on ne peut plus sérieuse, et une fois de plus, Misaki prenait les choses à la légère. Elle aimait de plus en plus ça, car elle trouvait toujours un moyen plus ou moins catholique de régler les petites affaires qui la dérangeaient. Cet homme par exemple, elle l'aurait bien fait taire à coups de massue, l'aurait traîné jusqu'à un endroit désert, pour ensuite l'enterrer sous terre. Ah...le bonheur...ne plus voir sa tête de petit chien du daimyo, essayer de se réveiller totalement puis aller flâner toute la journée dans Konoha. Ah, comme le bonheur était si proche...Elle aurait pu même le toucher du bout des doigts. Sauf que...

Merde, elle venait de réaliser que le gentil monsieur (qu'elle rêvait secrètement d'achever) en face d'elle avait la carrure d'un samurai, ne semblait pas apprécier sa plaisanterie et semblait aussi prêt à lui fracasser le crâne contre son propre bureau. Misaki se redressa brusquement, droite comme un i sur sa chaise de bureau, faisant un rapide ménage parmi les dossiers, et remit toutes ces affaires éparpillées sur le bureau en place. Elle finit par déplacer d'un millimètre ou deux un cadre photo afin que tout paraisse parfait. Elle croisa ses doigts, posa ses coudes sur la table et son menton sur ses mains jointes, un grand sourire innocent aux lèvres. Mieux encore, elle lui servit son sourire ravageur d''Hokage sexy avec une gueule de déterrée atteinte de tuberculose et des cheveux comme de la paille enflammée. Oui, elle n'avait pas l'air de grand chose. Mais ça, elle s'en foutait. Elle essayait juste de rattraper sa petite bourde diplomatique. Comment faire...Comment faire pour le mettre dans sa poche ? Il n'avait pas l'air ravi, c'est vrai, mais peut être qu'elle pourrait lui proposer quelque chose qui lui redonnerait le sourire, le faisait peut être rire. Un biscuit ? Du gateau ? (il est délicieux!) Un kinder bueno, peut être ? Ah non, le kinder bueno, il était pour elle. Rien que pour elle. Alors que celle qui lui donnait vie avait gagné quelques lignes pour du vent, Misaki Hinari réfléchissait de la manière la plus persuasive d'avoir le petit chien coincé du daymio à sa botte. Elle aurait pu le menacer, mais non, c'était inutile et une pauvre loque matinale comme elle ne serai pas convaincante. En revanche...

- Dites moi, vous n'êtes pas venu parce que je suis une méchante fille, si ?


Elle s'empressa de lui offrir son plus beau regard de biche, une petite moue boudeuse, ses cils papillonnants. Elle avait trouvé la bonne idée. Bon, c'était une idée un peu crash test, mais la fin justifie les moyens, non ? Et doucement, avec toute la volupté et la lenteur du monde, elle se leva de sa chaise, secouant doucement sa longue chevelure auburn. Le masque de la femme insidieuse et tentatrice lui allait à merveille. Normal, elle était insidieuse et tentatrice. Et pour une fois, c'était pour une bonne cause. Une très bonne cause même.

- Vous venez pour me punir, monsieur ? Parce que je ne suis pas assez digne de mon poste ?

Elle se pencha au dessus de son bureau, cherchant à lire dans les yeux glacés de son interlocuteur. Il affichait un masque lui aussi. Un masque de pierre et de froideur. Un masque impénétrable. Mais pas pour elle. Elle était Misaki Hinari. Elle avait couché avec presque la moitié des shinobis de sa promotion et le domaine de la persuasion n'avait aucun secret pour elle. Il ne lui résisterait pas. Elle approcha son visage du sien, s'assit avec grâce sur le bureau et chatouilla sa joue avec ses cheveux. Il restait impassible. Comme agacé. Puis, elle lui chuchota à l'oreille.

- Mais moi aussi je peux vous punir. Pour l'affront que vous me faites de me déranger aussi tôt de bon matin. Mais nous pouvons nous arranger pour que chacun de nous soit gagnant dans cette histoire.


Elle cherchait quelque chose. Quelque chose qui le caractérise. Elle avait été surprise de ne déceler aucune odeur. En général, les gens sentaient toujours quelque chose, même si l'odorat humain ne pouvait le détecter. C'était Bakuna qui le lui avait dit. Mais là, elle avait beau être au plus près de lui, le nez dans son cou, elle ne détectait rien. Étrange. Cet homme était aussi froid qu'un bloc de glace et ne laissait sans doute aucun trace derrière lui. Ce qui le rendit tout à coup plutôt angoissant. Elle prit la peine de souffler sur sa joue avant de se rasseoir à son bureau comme si de rien n'était. Elle afficha de nouveau la même expression satisfaite. Il ne s'était rien passé. Absolument rien.
Puis, elle baissa les yeux sur l'enveloppe qui la fit frémir. Elle jeta un regard inquisiteur à l'homme qui lui faisait face et se contenta de questionner sans toucher le moins du monde ce qu'il lui avait présenté. Sa voix se fit tranchante. Froide.

- C'est une plaisanterie ? Si c'est le cas, elle est de très mauvais goût.



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Maeda Massaya

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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Sam 22 Déc - 12:23

Arrogante, odieuse. Elle frôlait la limite de l'insolence. Visiblement, son crâne ne s'était pas imprégné de l'idée qu'il s'agissait d'une personne dont la notoriété n'était plus à faire au Pays du feu. C'est d'ailleurs ce qui rendait le jeu intéressant. L'idée qu'elle puisse avoir, ne serait-ce qu'un semblant d'autorité, sur celui qui se présentait à elle, était à exclure. L'heure de la remise en question n'était visiblement pas au rendez-vous pour le moment. Elle usait de son charme pour amadouer le bras droit du Daimyo. C'est dans cette dynamique particulièrement tentatrice que cette démarche osée se retrouverait contrecarré. Assied confortablement sur le fauteuil de velours, Maeda observait sa proie d'un regard inquisiteur. Les bras croisés pour se conforter dans sa position de "supériorité" face à l'Hokage. Bien que le déserteur connaissait les modalités d'élection des Kage et la plupart de leurs pouvoirs, ceux de celle-ci ne lui permettait en rien de pouvoir envisager la présence d'un fauteur de trouble aussi bien averti que le bras droit d'Hamakai Shien. Les deux déserteurs n'avaient que peu participé à des missions sanglantes et inhumaines par le passé. Mais ils en savaient assez l'un sur l'autre et c'est ce qui constituait leur puissance. D'un côté le bouclier, d'un autre la dague aiguisé, prête à poignarder quiconque se mettraient sur leur chemin. En ce moment même, le chef du Gin'kei devait être en train de poursuivre sa campagne de recrutement pour acquérir les dernières reliques de cette armure en acier. Maeda, quant à lui, déplorait un peu la dangerosité de la mission qu'il était en train de faire. Mais c'était un challenge digne de ce nom. S'il y parvenait, il deviendrait sans doute le Nukenin le plus traqué et le plus redouté de de l'histoire de Konoha et du Pays du Feu tout entier.

Encrant ses prunelles rougeoyantes dans celle de l'Hokage, il esquissait un sourire narquois tout en brisant le sceau de cire ce trouvant sur le petit rouleau qu'il tenait à la main. Elle jouait avec le feu en se comportant ainsi face à un haut dignitaire, elle s'y cramerait la face. Maeda est un beau parleur invétéré. Et les arguments qu'il avait à faire valoir étaient déjà prêts au fur et à mesure que la situation avançait. Prêts à fondre sur la dirigeante du village cachée des feuilles. Ravalant l'air qu'il avait prit pour afficher sa domination sur elle, Maeda se leva lentement et plaça à sa vue le petit rouleau et commença à le lire.


« Par la présente, je déclare officiellement l'Hokage sixième du nom, n'étant plus en droit d'exercer ses fonctions politiques, économiques et culturelles au sein du village cachée de Konoha. Elle sera déchue de son titre jusqu'à que cette ordre trouve son expiration par la parole du Daimyo et ou par l'intermédiaire du greffier de sa Seigneurie, Tokara Munashi. Tout manque ou refus d'adhésion à cette lettre sera soldé par un aller directe dans les geôles de la prison impériale du Pays. Toute tentative visant à enfreindre la loi par des attaques physiques et ou morale, sera passible d'une exécution. Un protocole visant à élire un nouvel Hokage sera mis en place la semaine des "funestes moissons", fête religieuse célébrant la volonté du feu et les clans passés.
"plaçant la lettre à la vue de l'Hokage, il poursuivit d'un ton qui forçait le respect"
« Je n'ai juste qu'a apposer mon sceau pour qu'elle prenne effet, et la remettre à Nara Shikaku. Je n'ai pas l'intention de perdre plus mon temps avec vous. Soit vous vous montrez compatissante aux requêtes du Daimyo, soit je prendrais un malin plaisir à passer en prison pour vous offrir votre bol de nouilles. Et je peux vous assurer que si cela ne tenait pas qu'à moi, vous seriez depuis bien longtemps déchue de votre poste. Mais j’estime en mon bon vouloir, que vous êtes pas stupide et que vous ne me ferez pas prendre cette décision.
" se laissant tomber sur le fauteuil, il tandis une main en direction de l'Hokage"
Maintenant, passer moi le registre des unités louant leurs services à Konoha, ainsi que celle des clans. »


Un parfait manipulateur, c'était indéniable. Il jouait son rôle avec une justesse et une perfection inégalable. La suite des évènements promettait d'être très intéressante. Le plan "Seigi no Me" n'avait pas de raisons d'échouer. Du moins par pour le moment.
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Misaki Hinari
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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Lun 24 Déc - 13:52

Non, ce n'était clairement pas une plaisanterie. Pas du bluff non plus. Il était tout à fait sérieux et elle avait toutes les raisons de craindre pour sa peau. Elle qui avait voulu faire sa maligne. Elle qui une fois de plus avait pris l'autorité pour plus idiote qu'elle ne l'était. Et l'autorité elle même se tenait là, devant elle, tout à fait ravi. Le sourire de Misaki s'effaçait petit à petit et fut bientôt remplacé par un semblant de rictus, comme si sa bouche aurait été pleine de poison. Ces lèvres se tordirent. Ses yeux se plissèrent. L'amertume. Rien de moins que le goût de l’amertume tapissait sa langue et son palais. Mais ce n'était qu'un début. Quand l'autre décacheta lentement et soigneusement la lettre, elle crut brûler de l'intérieur. Brûler du poison de l'incompréhension. Du poison de la colère. Un sourire narquois s'était esquissé sur le visage de son interlocuteur. Il était tout à fait ravi, oui. Ravi de la voir se décomposer. Ravi de voir son visage se tordre sous l'effet de la déception et de l'incrédulité. Ses yeux de serpent hurlaient sa victoire. Misaki décida qu'elle haïrait cet homme du plus profond de son être, alors qu'il prononçait les mots fatidiques, ponctués de petits claquements de langue. Tout à fait ravi. Elle regretta immédiatement son comportement.

Et les mots s’entrechoquèrent comme des lames, crissèrent comme des griffes acérées, sifflèrent à ses oreilles comme milles serpents vicieux. Impossible. Et les mots continuaient de faire leur effet. Brisant son cœur. Brisant sa confiance. Brisant son amour propre. Impossible. Les mots se frayaient un passage jusqu'à son cerveau, l'incendiaient avec grand plaisir, répandaient un poison néfaste dans ses malheureuses veines. Elle ? Impossible. Totalement impossible. Jamais elle n'avait manqué à son devoir. Jamais. Certes, elle ne faisait pas toujours preuve du sérieux propre à un Kage, c'était un fait. Mais jamais, oh non, jamais elle n'avait bafoué ses promesses, manqué à ses obligations de général militaire. Elle avait toujours veillé sur Konoha comme une mère veille sur ses enfants. Elle protégeait les habitants, ninjas comme civils telle une tigresse veille sur sa proie. Et désormais, elle se retrouvait destituée de son poste. Quelle charmante non-plaisanterie. Intérieurement, elle était anéantie. Elle ne savait plus quoi faire. Elle n'écoutait que d'une oreille les mots de celui qui lui faisait face. Destituée. Impossible. Elle ne voulait pas. Ils n'avaient aucune preuve. Les habitants de Konoha pourraient témoigner, eux. Ils pourraient aller cracher à la gueule de ce foutu Daymio. Misaki avait beau être la dernière des bouffonnes quand cela lui chantait, elle était une Hinari et aucun Hinari ne pouvait faillir à son devoir. La réussite était leur sang, coulait en abondance dans leurs veines. Que dirait son père ? Que diraient sa mère et ses frères ? Que diraient les habitants du village ? Quelle honte. Quel châtiment ignoble. Le Daymio avait cherché à la blesser dans son orgueil, son foutu amour propre. Il venait carrément de cracher dessus. Et cet homme assis en face d'elle, dont le sourire méritait toutes les claques cinglantes du monde semblait jouir de sa situation. Il la voyait en proie à la déchéance, aux doutes. Maudit soit il.


« C'est impossible...»

Alors qu'elle s'apprêtait à attaquer, à donner quelques coups de crocs qu'elle espérait bien vifs et tranchants, il lui demanda une chose qu'elle ne pouvait pas refuser. Elle n'était pas en droit de lui refuser ceci. Cela aurait été le pire des affronts au Daymio. Et pourtant, elle hésita. Devait elle se soumettre ou se rebeller comme elle l'avait toujours fait ? Devait elle montrer de quel bois elle se chauffait ? Mauvaise idée. Elle baissa les bras. L'étincelle rougeâtre dans son regard s'éteint et elle soupira. Désemparée. Voila comment il voulait la voir depuis le début. Et bien désormais, c'était le cas. Elle ouvrit un tiroir du bureau, les yeux rivés sur ceux de son interlocuteur. Elle tomba bientôt sur le registre, un classeur neuf qu'elle avait actualisé deux jours plus tôt et le posa devant elle, avant de le pousser du bout des doigts vers l'homme qui lui faisait face. Le tiroir se referma violemment. Elle serrait les dents.


« Le voici. Actualisé il y a moins de deux jours. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez.»


Le registre était en effet à sa portée. Mais il ne posa même pas les yeux dessus alors qu'elle s'était attendue à voir ses yeux remplis d'avidité pour les précieux documents. Il la regardait, amusé, contemplait sa situation. Il la contemplait elle avec une pleine satisfaction. Oui, il l'avait vaincue.

« Qu'est ce que vous attendez pour prendre ce fichu registre ? »

Elle le repoussa à l’extrémité de la table afin que l'autre puisse s'en saisir, qu'il trouve ce qu'il y cherchait avidement et qu'il la laisse tranquille. Enfin non, il ne la laisserait pas tranquille avant un bout de temps, mais elle avait d'autre chose à penser. Comme...Que cherchait il dans le registre, par exemple.

« Et puis d'abord, que comptez vous faire avec ce machin ? »


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Maeda Massaya

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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Jeu 3 Jan - 22:31

Actualisé depuis deux jours.. voilà qui était fort convenable même si au final Maeda ne le convoitait pas. À vrai dire, ce registre servait simplement de mise en scène, car il avait déjà plus ou moins en tête les noms de ceux qu'il allait convoquer. Elle avait cédé si facilement sous la menace de celui qui se disait être ce qu'il n'était pas. Et elle deviendrait la risée du village caché lorsque celui-ci apprendrait dans quel traquenard elle fut tombée, et surtout par qui elle s'était faite piégé. Un Nukenin dont au final elle ne connaîtrait jamais le nom et la véritable apparence. Quoi de pire pour une élite du village de se faire passer pour une idiote par un faux-déserteur ? Quoi de plus humiliant qu'un affront de cette taille ? Il n'en existait probablement pas. Intérieurement Maeda se réjouissait de la tournure des évènements et de la naïveté impressionnante de son interlocutrice.Extérieurement aussi il aurait pu savourer sa victoire, celle de l'esprit sur la matière. Mais il ne le fit pas. Tokara Munashi avait beau avoir été un parfait salaud, il ne s'était pas pour autant délecté de la misère de ceux avec qui il négociait. Il possédait un caractère assez humble et se trouvait même parfois être un individu compatissant. Mais dans la mesure ou l'élection de Misaki Hinari au poste de Rokudaime Hokage ne l'avait guère enchanté jadis, il fallait que Maeda adopte se critère, en prenne compte dans ses calculs. Tout en attrapant le feuillet aux pages récemment actualisés, il réajusta dans un mouvement désinvolte la manche de son poignet droit avant de sortir un petit calepin suivi d'une plume. Tapotant la pointe de celle-ci dans l'encrier qui se trouvait devant lui, il écrivit soigneusement les noms de ceux qui l'intéressaient au fur et à mesure que les pages défilaient. Oh il n'y avait pas beaucoup de noms et il n'en y'aurait pas beaucoup. Maeda n'était pas assez bête non plus pour se mettre dans un pétrin de taille. D'autant qu'il ferait irruption dans quelques instants. Il l'avait ressenti et le danger était loin de passer inaperçu aux yeux du Eisenin. Mais après tout, cela faisait partie du "plan". Refermant dans un claquement poussiéreux le document qu'il jeta devant la Hokage, le greffier du Daimyo ordonna à l'assistante de l'Hokage de faire quérir ceux dont les noms étaient mentionnés sur le papier. Désormais ce n'était qu'une question de temps. Mais il fallait impérativement que leur venue soit prompt. Tout était calculé au millimètre près. La moindre bavure pourrait entraîner la ruine totale du projet.

« Vous êtes définitivement une femme bien étrange. Et même si le doute sommeil encore en moi, je doute que cet accoutrement de femme idiote que vous vous donnez soit crédible. Si le Daimyo vous a mis à se poste c'est sans doute qu'il y a une bonne raison. Mais bon, de vous à moi, vous le connaissez également comme une personne niaise, simple d'esprit et influençable. Nombre de personne de votre village ont cherché à le manipuler et en tirer parti par le passé. Notamment Danzô de la racine. Donc s'il vous plait, ne me prenez pas plus idiot que je ne le suis. Avec ce "machin" comme vous venez si bien de le dire, j'ai ordre de constituer la nouvelle garde rapprochée de sa Seigneurie. Je fais donc convoquer des soldats de votre village et je m'entretiendrais avec eux »


Une victoire. Cela raisonnait tout comme. Il avait mis le doigt dans l'engrenage, mais tout en assurant ses arrières. Et il se confortait du poids de sa victoire pour s'étendre et se mettre un peu plus à l'aise sur le douillet fauteuil sur lequel il était assis. Croisant nonchalamment ses bras derrière sa tête, le faux pion se contenta de lorgner l'Hokage d'une façon directe et accusatrice, accusatrice de cet air naïf qu'elle se trimbalait. Il lui en fallait donc peu. Maeda, bien loin de seulement détailler la Hokage, était en pleine méditation. La suite des évènements se produirait-elle comme il l'aurait souhaité ? Parviendrait-il à s'emparer de cette relique qui fut convoité par tant de personnes dans le passé ? Pourquoi réussirait-il.. lui ? Peut être parce qu'il n'était comme tous ces gens frêles et primitifs qui avaient essayé. Non, il était bien différent. Et il était surtout méconnu du paysage shinobi. Cela lui offrait un avantage certain. Sortant de sa torpeur après avoir senti qu'une fine masse de chakra s'avançait rapidement vers eux, il déduisit que le début des festivités ne tarderait pas. Ses gardes ne pourraient pas l'empêcher, il l'avait déjà ressenti. Comme une sorte de prémonition. Le timing était tout simplement parfait. Pile au moment ou l'homme pénétra dans le bureau de l'Hokage en défonçant la porte, Maeda avait commencé à agir rapidement, quelques centièmes de secondes en avance, pour le prendre de court. Sous le regard médusé de Misaki, le nukenin s'empara du messager en se positionnant derrière lui, le coupant dans sa divulgation d'informations, lui pointant une seringue au niveau du cou.

« Arf.. je suis désolé Misaki Hinari. Mais je vais devoir vous fausser compagnie. Cela dit, vous avez un excellent timing ! Considérons cet homme que je menace d'achever comme ma monnaie d'échange pour ma survie. »


Négociateur ? Non. Plutôt calculateur. Car oui, même ceci était planifié depuis le début. La scène suivante également et ainsi de suite. Jusqu'à que la mort le sépare. Susurrant quelques mots imperceptibles à sa proie, il finit par lui injecter le sérum mortel. Les muscles du pauvre malheureux se crispèrent de douleur. Son corps, cassé et brisé, s'effondra sur le bureau du chef du village. S'excusant pour cette pseudo gène occasionnée, une fine masse noirâtre apparut dans le creux de sa main droite. Jetant cette sorte de protubérance visqueuse et immonde sur le bras de la jeune femme, c'est avec un air naïf qu'il se mit à la questionner, frottant ses doigts fin contre son menton.

« Vous m'excuserez de ce malentendu Maître Hokage mais, sans vouloir vous offenser bien sûr, Est-ce que votre beauté n'a d'égal que votre naïveté et votre imbécillité ? Où vous le faites exprès pour vous donner un genre ? Parce que j'avoue que ne pas avoir pu déceler plus vite que je n'étais pas celui que je prétendais être.. c'est très honteux ! »


Il était loin d'être le dominant de l'histoire à l'heure actuelle. Et pourtant il n'hésitait pas à la provoquer ouvertement par des incises précises. Des piques bouillantes et nauséeuses vous retournant l'estomac. Elle aurait l'envie de l'étriper d'autant plus qu'elle devrait se remettre d'avoir été souillée par un déserteur pendant plus d'une demi-heure. Mais pourquoi diable lui avait-il balancé l'une de ces sangsues vous revigorant l'esprit ? l'âme ? Aucune idée.. il faisait certainement preuve de folie sur le moment bien qu'il était très loin de l'être. Il avait vu que son chakra n'était pas au top de sa forme. Était-ce une nouvelle provocation que de lui en offrir du tout neuf ? Sans doute oui mais il le faisait de bon coeur. Ou le faisait tout simplement pour l'exécution de son plan machiavélique. Se positionnant près de la fenêtre, affichant la ferme intention de s'enfuir, il se contenta cependant de regarder l'approche du groupe qu'il avait fait quémander. Esquissant un sourire, il se retourna vers la kage quand soudain !

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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Ven 4 Jan - 20:34

Elle n'allait pas dire le contraire, elle se retrouvait vraiment dans une merde monumentale.
L'expression sur son visage décomposé, ses mordant la lèvre inférieure de la façon la plus discrète possible, Misaki hinari se demandait ce qu'elle foutait ici, assise à un bureau à se laisser marcher dessus par le chien-chien du Daimyo alors qu'a l'heure actuelle, elle aurait pu être dans son lit à dormir ou dans une autre contrée, à se promener nonchalamment. Hein ? Mais à quoi pensait elle ? Elle était tellement à la masse que même ses pensées divaguaient vers des idées qui ne lui seraient jamais venues à l'esprit tant elles étaient ridicules. Non, sa place était ici, en face de l'autre imbécile. Enfin, plus pour très longtemps. Il était totalement désintéressé de ce foutu registre en tout cas. Non, vraiment. Il se contenta de faire son malin tout en écrivant quelques petits mots sur un papier. Misaki soupira et s'affala sur son bureau, désespérée par la situation. Elle l'ignora quand il se mit à parler. Un mal de tête commençait à s'emparer d'elle. Tout devenait brumeux. Et tout d'un coup, son expression changea. On venait de défoncer la porte. Le greffier sourit. Le genre de sourire mesquin qui est rarement servi à une personne comme la Hokage, et se retrouva en deux temps trois mouvements derrière le ninja qui venait d'entrer, tenant fièrement une foutue seringue à la main, la pointant dangereusement sur le cou du shinobi qui paniquait. Misaki vit la détresse dans ses yeux, le désespoir même. Et l'autre souriait, narquois, comme si il s'apprêtait à partir dans un fou rire. La situation lui paraissait sans doute amusante, jubilatoire. Pas à Misaki. Elle ne put rien faire. La torpeur la plongeait dans un état léthargique. Elle vit avec horreur le sérum se vider sous la peau du shinobi et des larmes lui vinrent aux yeux. Elle étouffa un cri de rage. L'homme s'effondra sur le bureau. Mort. Mort. Mort. Ce mot résonnait dans la tête de la Hokage de façon entêtante et répétitive. Mort. Mort. Mort. Mais qui était donc cet homme pour faire une chose pareille ?


« Réveille toi. »

Mort. Mort. Mort. Mais comment osait t'il ? Devant elle ? Mais comment pouvait il ? Une expression figée se dessina lentement sur son visage. Les membres du Shinobi étaient tendus à se briser. Le poison le rongeait toujours depuis l'intérieur, continuant sa destruction même après avoir tué. Immonde.

« Réveille toi.»

Se réveiller ? Tout allait trop vite. Un voile commençait à recouvrir ses yeux. Injectés de sang. Oh, elle se sentait si mal...Quelque chose de visqueux et de désagréable se colla à sa peau. Elle n'y faisait même plus attention. Plus rien n'importait. Plus rien, non...Elle ne voulait qu'une chose, le voir crever. Le tuer de ses propres mains. Puis dormir, ensuite.


« Vous m'excuserez de ce malentendu Maître Hokage mais, sans vouloir vous offenser bien sûr, Est-ce que votre beauté n'a d'égal que votre naïveté et votre imbécillité ? Où vous le faites exprès pour vous donner un genre ? Parce que j'avoue que ne pas avoir pu déceler plus vite que je n'étais pas celui que je prétendais être.. c'est très honteux ! »

Blackout.


« Tu es complètement ridicule. Pauvre humaine. Mais que ferais tu sans moi ? Comment peut tu ne serais ce que prétendre pouvoir vivre sans moi ? Tu sais très bien que je te suis essentiel. Que nous sommes liés par un pacte à vie. Ta vie contre la mienne. Je te protégerais du mieux que je pourrais, car j'ai pitié des êtres mortels qui ne comprennent rien aux mensonges, aux traquenards, ces mortels qui pensent être supérieurs à leurs propres congénères alors qu'ils ne sont tous bon qu'a une chose : se terrer comme des insectes et grouiller comme un tas de pauvres bestioles trop bêtes pour comprendre la notion de vie et de mort. J'ai autant de pitié que de dédain pour eux. Ils ne m'intéressent pas, mais ils me désolent. Ils s'attachent au moindre petit morceau qu'ils trouvent, ils s'accrochent à la vie comme des puces au pelage d'un vulgaire cabot. Mais je vais te dire une chose : Parmi toutes ces créatures sans intérêt, tu es celle que j'ai voulue. Celle que j'ai choisie. L'âme jumelle à la mienne. La rage t'anime. Et j'aime cette rage qui brûle dans ton cœur , prête à exploser à tout moment. Tu es une bombe à retardement. Combien de temps restera t'il avant que tu n'exploses et que tout autour de toi se désintègre ? Tu sais que tes jours sont comptés avant la grande destruction. Mais tu sais que jusqu'à la fin, je serais avec toi. Jusqu’à la fin, je serais à tes pieds, je repousserai ceux qui cherchent à te faire du mal, je serais ton chien fidèle, celui qui prends soin de toi, t'avertis des dangers. Promets moi une chose, cependant : Ne laisse jamais ta rage s'éteindre. Ta vie contre la mienne. Te voilà prévenue, Misaki Hinari. Alors maintenant...Sois une bonne humaine, et attaque. Laisse tes crocs de feu se refermer sur leurs membres frêles, leur peau fragile. Tu les as en ton pouvoir, alors maintenant, attaque ! Et ne te laisse plus berner. Tu es pathétique. Pathétique.
Je t'ai dis d'attaquer. Et pas de quartier. Fais lui payer. Payer. »


Et elle s'éveilla. Comme si elle avait dormi pendant cent ans. Cette voix dans sa tête. Il était avec elle. Et il le serait éternellement. Comme sortant d'un sommeil profond, elle ferma les yeux pour les rouvrir brusquement. Elle reprit son souffle, haletante. Un milliards de volts faisait battre son cœur, un brasier s'allumait sous sa peau, une lave bouillante et revigorante se déversait en elle, inondant ses veines, gorgeant ses membres d'une énergie nouvelle. Elle se sentait vive. Rapide. Forte, aussi. Comme une renaissance. Tous ses sens étaient en éveil. Sa vision était des plus claire. Elle allait lui faire payer, oui, mais avant...

« Il t'as refilé son propre chakra. N'agis pas n'importe comment. Il est intelligent. Fais ce que je te dis. Tu vas commencer par... »

Elle sortit rapidement un rouleau d'invocation du tiroir et attrapa un ciseau sur le bureau avant de se scarifier. Le sang se déversa sur le précieux papier. Misaki ne prononça pas un mot. Tout cela en un rien de temps. Il fallait agir vite. Elle écoutait les instructions de Bakuna qui se déversaient tel un flot de paroles dans sa tête. Agir vite. C'était le principal. Aussi, il ne s'était pas passé une minute depuis que l'énergie nouvelle l'avait traversé de toutes parts. Elle décolla vivement la sangsue de sa peau et la jeta aux pieds de l'homme. Il s'apprêtait à sortir par la fenêtre. C'était son tour maintenant, de lui montrer qu'il était bien naïf. Car il avait beau être très malin, il était bien trop sûr de lui.

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« Si j'étais toi. Je ne sortirais pas par là » fit elle avec un sourire espiègle naissant sur ses lèvres. En fait, je ne sortirais pas du tout.

Et elle avait raison. Une immense créature, encore plus imposante que le bâtiment souriait de toutes ses dents dans le dos de l'inconnu, dehors, faisant mine de vouloir lui donner un bon coup de langue. Mais si elle le faisait, le pauvre homme brûlerait vif. Soudainement, le toit pris feu et la bête rit à gorge déployée, le genre de rire malsain qui vous fait froid dans le dos. Misaki éteindrait ce pseudo-incendie plus tard. Si il sortait par la fenêtre, l'imposteur était sûr de mourir brûlé. Il ne lui restait plus qu'a lui faire face. La bête invoquée disparut dans son rire tonitruant, qui se répercuta sur les sombres parois de la nuit, laissant derrière elle une pluie de cendres étouffantes. Tous les toits de Konoha étaient en feu. Un feu dont seul Misaki et sa chère créature avaient le secret. Les ninjas de Konoha se tenaient près vers la porte. Tout serait rapide et concis. Misaki s'avança vers son opposant d'un pas nonchalant et séduisant. Son visage était à quelques centimètres du sien seulement. Elle le fixa de ses beaux yeux verts, savourant l'erreur qu'avait fait le pseudo greffier du Daymio. Ses lèvres effleurèrent les siennes. Son souffle chaud balaya son cou. Ses mains se baladèrent sur ses épaules, sur son torse. Il était fini.



« N'aie aucune pitié pour tes adversaires. Aucune. Me procurer ton chakra a fait tomber ton plan à l'eau. Tu avais tout prévu, tout calculé, n'est ce pas ? Sache que le moindre faux pas, même louable comme tu l'as fait pour moi, peux te conduire à ta perte. Tu bases ta puissance sur la manipulation et la tromperie. Tu es doué, c'est un fait. Tu es malin, tu prépares sans doute encore quelque chose et je regrette même que tu ne sois pas un ninja de mes rangs. Cependant, seras tu faire face à la force brute ? »


Et pour souligner ses mots, Bakuna débarqua de nulle part dans un saut majestueux, touts crocs dehors. Il alla se poster devant sa maîtresse, affichant le même sourire malsain que la créature quelques minutes plus tôt. Tout deux, la bête et sa maîtresse étaient terrifiants.
Il avait un plan ? Elle aussi en avait un. Et il était loin d'être achevé. Elle lut l'intelligence et la vivacité dans ses yeux.


« Sois sûr que je t'éloignerais de Konoha une fois que je t'aurais mis à terre. Si tu es venu ici, c'est pour une bonne raison. Peut être iras tu croupir dans les geôles de Suna, je suis sure que mon confrère serait ravi..»

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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Sam 5 Jan - 13:49

Douleur & agonie, deux mots différents et qui pourtant signifie au final plus ou moins la même chose. Le pseudo greffier se délectait de la satisfaction que pouvait avoir son opposante, croyant qu'elle l'avait eu. Aussi rapidement ? Aussi facilement ? C'était tout bonnement impossible. Pour avoir Maeda Massaya il faudrait une stratégie digne de nom. Comme ci des sales cabots étaient en mesure de l'arrêter. Certes ils avaient beau être terrifiant, le déserteur n'en était pas plus craintif. Cela dit, il devait reconnaître sur le moment qu'il était fait comme un rat. Il s'agissait tout de même de la Hokage, pas le ninja de pacotille qu'on croise au moindre coin de rue. Prenant un air embarrassé et gêné, mimant la pseudo peur qu'il pourrait avoir s'il n'était pas aussi sûr de lui, il laissa faire la Rokudaime. Sentir les caresses de la chaleur sur sa peau, sur son visage, ç'en avait quelque chose de réconfortant, voir même de rassurant. Mais il était loin d'être niais et il savait que ces gestes, si futiles soient-ils, auraient des répercussions plus ou moins graves. Après tout, elle était détentrice du Bakuton, il savait un minimum à quoi s'attendre, mais malgré ça, il continuait de jouer à son jeu. Un jeu dangereux, un jeu explosif. Le pseudo greffier tiqua légèrement lorsqu'elle lui balança son sermon comme quoi il était fait et que c'était stupide de lui avoir donné son chakra. Elle avait sans doute raison et tant en était pour la satisfaire s'il pouvait se le permettre, tant mieux. Mais il n'avait pas vraiment fait ça dans ce but précis. Non non, il était bien plus intelligent pour agir de la sorte en conséquence.

Sentant ses membres lentement se consumer, un rictus déforma son visage. Cette douleur lancinante et persistante aurait bientôt raison de lui. Ce n'était pas une technique de merde. Une technique aux conséquences graves, mais aussi inéluctables. Il avait eu tord de la sous-estimé, c'était un fait. Mais lui avait bien d'autres atouts dans sa poche pour se permettre de continuer d'encaisser aussi sagement. Mais au moindre frissonnement, au moindre petit mouvement qu'il faisait, c'était l'intégralité de son corps qui se faisait harceler par ce feu des enfers. Il faudrait trouver une esquive. User de techniques médicales maintenant ne servirait à rien d'autre qu'à consumer son chakra plus rapidement alors qu'il en aurait besoin par la suite. Réflexion, méditation, il fallait faire vite. Mettre hors jeux le matou et prendre de vitesse la Hokage pour redevenir le personnage principal de cette pièce dramatique. Il lui fallait gagner un peu de temps pour s'exécuter à la prochaine marche à suivre. Ses atours de maître parleur lui serait d'une utilité pour gagner quelques secondes. Mais que dire à quelqu'un d'aussi impulsif qu'elle semblait l'être ? Il ne semblait pas aisé d'avoir des dialogues concrets avec une personne de sa trempe. Comment aurait agis Hamakai sur le moment ? Non non ! Ce n'était pas le meilleur exemple. Il aurait tenté une infiltration obsolète avec sa main en la glissant dans un endroit sinueux qu'il ne serait pas bon de révéler à vous, chers lecteurs, et aurait fini par se reprendre un retour de flamme en *10.

« Vos compliments me vont droit au coeur Madame. Soyez certains que je vous en serais reconnaissant une fois ma besogne terminée. Mais concernant le chakra qui vient de vous être transmis, sachez qu'il ne vient pas de moi. Non non ! Pourquoi irai-je donner mes propres réserves ? Autant utiliser celles qui sont à portée comme celles de vos.. hommes par exemple ? Ne m'en voulez pas de me servir ou bon me semble. J'espère que vous saurez faire honneur à ce chakra souillé par les mains de quelqu'un comme moi. Le chakra de ceux qui vous sont proches pour ainsi dire. Cela dit, n'allez pas croire que je l'ai fait gaieté l'coeur. Il y aura bien assez tôt la conséquence de cela ! Mais pour l'heure, si nous allions prendre l'air ? Je commence à chauffer moi ici ! »

Esquissant un sourire certain, les parcelles de la peau du nukenin commencèrent à se teinter d'une couleur sombre et d'une texture visqueuse. Le pauvre ne ressemblait plus à rien, mais il avait esquivé la technique meurtrière de la Hokage. C'était une bonne chose. Il fallait dorénavant qu'il se rapproche plus de sa proie. Le corps du pseudo-greffier explosa dans la petite salle, dans toute sa splendeur. C'était sa fameuse technique de permutation des sangsues. Misaki reconnaîtrait bien assez tôt qu'elle n'avait pas à faire à un adversaire ordinaire. Il était loin d'être offensif et se contentait tout simplement de se tenir à l'écart tout en faisant le moins de dégâts possible. Se trouvant en bas du bâtiment où des shinobis curieux s'étaient regroupés, des membres des services spéciaux gardaient un œil sur le greffier. Ils n'étaient pas au courant bien sûr.

« HEYYYYYY HOOOOOO ! MADAME MISAKII ! JE SUIS EN BAS SI VOUS ME CHERCHEZ ! »


Décalant son regard narquois en direction d'un shinobi se trouvant à côté de lui, il lui fit un clin d'oeil avant d'affirmer qu'elle le cherchait et qu'elle finirait par descendre. De la façon dont il s'exécutait, ça en avait un aspect humoristique. Il négligeait sa protection, mais pas sa surveillance. Il braquait toutes les sources de chakra l'avoisinant. Les troubles fête n'étaient pas les bienvenues, il fallait donc tout mettre en oeuvre pour les surveiller.

Quand soudain, un des hommes dont il avait ordonné la venue quelques minutes plutôt se présenta à côté de lui pour regarder la scène, il eut tout juste le temps de lui balancer une de ses sangsues avant qu'il ne se substitue pour aller aider sa Hokage. Quand celle-ci reviendrait, elle contre-attaquerait méchamment. Mieux valait pour lui de se tenir sur ses gardes. Cela dit, la deuxième étape de son plan était un véritable succès ! La troisième serait normalement la plus facile. Oui, elle serait M.O.R.T.E.L.L.E !


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MessageSujet: Re: Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]   Dim 6 Jan - 19:27


Apparemment, c'était exactement à cela que s'attendait Bakuna. Mais Misaki avait promis de l'écouter. Aussi, quand il mordilla son genoux pour l'empêcher d'agir de nouveau, elle décida de ne plus bouger d'un pouce, laissant l'autre freluquet s'agiter et sortir des grands mots qu'elle ignora. Un regard entendu à ses hommes, qui s'affaiblissaient peu à peu, et elle compris que leur chakra était le sien. Si ils pouvaient faire quoi que ce soit pour leur bien aimée Hokage, ils le feraient. Ils savaient pertinemment que Misaki n'était pas une simple kunoichi, avec de simples affinités, et de simples invocations. Bakuna était bien plus intelligent qu'elle, bien plus intelligent que cet homme. Seulement, il était aussi plus minutieux, et son propre timing semblait aussi parfait que celui du pseudo-greffier. Depuis des années, ce cabot plein de puces au poil cramé de toutes parts faisaient non seulement preuve d'un grand esprit de stratège mais aussi de beaucoup de patience, car il avait tout simplement confiance en tous ses plans. C'était lui qui chuchotait à l'oreille de Misaki, lui qui marchait dans l'ombre à ses côtés, agissait dans les méandres ténébreuses du village et l'aidait à prendre des décisions qui n'appartenaient qu'à elle. Il lui faisait peur. Peur non seulement parce qu'il n'était pas humain et qu'il agissait tout comme. Peur aussi car dans son regard brûlait constamment la haine de l'humain, ainsi que la pitié du genre mortel. Mais à cet instant précis, il se contentait d'afficher un grand sourire malsain, comme si il s'apprêtait à se jeter sur quelqu'un pour lui arracher le visage, lui bousiller le cerveau et le bouffer ensuite. Il en était capable. Bakuna n'était qu'un tas de ruse, de vice, de violence et d'intelligence. Se jeter sur l'inconnu et lui arracher le nez le démangeaient, la Hokage en était certaine. Mais non, il se contentait de ne pas bouger, comme un bon petit chien obéissant à son maître. A chaque fois que Misaki tentait de se déplacer, car il fallait bien agir, il la remettait à sa place d'un coup de dents dans les jambes.


« Tu sais ce que tu dois faire. Mais pas tout de suite. Ce petit malin croit qu'il va s'en sortir. Il est conforté dans l'idée que son plan est meilleur que le tien. Pardon, le mien. Laisse le continuer son petit manège. »

Et tout se déroula vite. Bien trop vite pour que Misaki puisse suivre. Mais une chose était certaine, l'inconnu avait réussi à s'échapper. Elle se précipita à la fenêtre pour l’apercevoir en bas du bâtiment. Et merde. Elle se retourna vivement pour chercher le regard de Bakuna. Volatilisé. Elle laissa échapper un juron et s'empressa de grimper sur le toit en flammes. Elle ne risquait rien dans son propre katon. Mais sans l'aide de Bakuna pour la suite du plan, elle était mal. Très mal. Ou est ce qu'il était donc passé ce sale cabot ? Quand on avait besoin de lui, il n'était jamais là et se contentait de faire la sourde oreille ! Mais si il l'avait laissée, c'était pour mettre à exécution la suite du plan. Le connaissant, il avait sans doute prévu quelque chose d'explosif. Alors que l'autre faisait le mariole en contrebas, Misaki observa attentivement la pluie de cendres qui continuait à tomber après la disparition de son invocation. Étrange. Elle aurait dû se dissiper depuis. Le feu sur les toits également. Ce qui signifiait que...

« Maintenant.»

Il n'y eu plus aucun bruit. Un silence de mort sembla régner pendant quelques secondes. La Hokage retint son souffle, figée. Les shinobis en contrebas aussi ne bougeaient plus, et certains s'étaient laissés tomber au sol, victimes d'une attraction inconnue. Même Misaki se retrouvait terrorisée par cette ambiance lugubre. Le soleil se levait à l'horizon, mais des nuages noires obscurcissaient le ciel. Des nuages bas. Des nuages de cendres. Toute la cendre était aspirée vers le ciel. Le pseudo-greffier semblait observer le spectacle, piqué par la curiosité. On aurait même dit qu'il ne pouvait détacher son regard de l'effroyable spectacle qui se présentait à lui. Tout le monde semblait fasciné par ces tourbillons de cendre qui se rejoignaient pour ne former qu'une masse noire et compacte, étouffante. Puis, ce fut le tour des flammes, qui ponctuaient tous les toits. Elle se rejoignirent en un point dans l'air pour former une immense boule de feu, et, comme emportées par un souffle de vent, se baladèrent comme animées d'un souffle de vie, venant frôler de nouveaux les toits et les têtes des shinobis, les effleurant de sa douce chaleur. Les flammes vinrent finalement s'approcher de Misaki et la traversent complètement. La jeune femme trembla. Mais aucune douleur. Rien qu'une chaleur brûlante qui était venue la purifier de l'intérieur. Finalement, les flammes rejoignirent les cendres et..ce fut à la fois grandiose et mortel. Le nuage de cendre explosa et bientôt, les flammes prirent forme. Une forme immense et imposante. Il était de retour. Et son rire glaça le sang de tous les ninjas en contrebas. Un rire inhumain. Un rire immonde. Le loup de feu. La diversion idéale. Alors, Misaki comprit le plan. Et alors que l'autre mariole semblait toujours indécis devant l'apparition infernale, Bakuna apparut aux côtés d'un groupe de shinobis que Misaki reconnut bien vite, dans un hurlement si sinistre que des larmes en vinrent aux yeux de la Hokage. Elle ne l'avait jamais vu ainsi. Il portait un masque de kabuki défiguré et son poil d'ordinaire roussi était incandescent. Du haut du toit, Misaki put le voir entouré des puissants ninjas arborant les couleurs de son clan.
Les Hinari étaient là. Pas tous là, non, mais elle en dénombra plus d'une dizaine.


Il y a plusieurs choses à savoir sur les Hinari. Certes, ils sont très conservateurs, mais outre ce détail futile, ils sont aussi coriaces qu'une bande de chiens d'attaque enragés. Une fois qu'ils vous tiennent le bras, ils ne décrochent pas et s'arrangent pour vous le broyer en milles morceaux. Certains d'entre eux sont plus subtils, certes, mais sachez que ce qui brûle en eux peut exploser à tout instant. Un Hinari ne faillira jamais à son devoir par fierté. Il ne refusera jamais un combat par sens de l'honneur, même si il est sûr de perdre. Un Hinari ne crache pas sur la famille, ni sur la popularité et la grandeur de cette dernière, ce qui fait d'eux un clan redoutable de Konoha. Il est rare de tomber sur des petits marioles inexpérimentés. En général, l'opposant le plus malchanceux se voit contraint d'affronter les hommes les plus âgés du clan. C'est qu'ils ne rigolent pas ces petits grands roux...C'était ça le plan de Bakuna : une réunion de famille....des plus explosives.
Misaki sut alors aussitôt ce qu'elle devait faire. La diversion disparut à cet instant. Bakuna avait gagné du temps. Il en avait profité pour aller chercher du renfort. Et pas n'importe lequel.
Les Hinari s'étaient déjà postés à des endroits stratégiques, la plupart bien trop rapide pour le pseudo-greffier qui sortait de sa pseudo-torpeur face à l'immense invocation. Un signe de tête de Misaki pour donner le signal. Une ribambelle d'invocations différentes et de toutes tailles apparurent aux côtés de chacun des membres du clan. Leur équivalent de Bakuna pour elle, tous arborant un affreux masque représentant un visage défiguré. Tous les shinobis alentours s'écartèrent, coururent le plus loin qu'ils purent. Il ne restait plus que le pseudo-greffier. Un homme s'écroula non loin de lui. Et Misaki compris. Mais il était trop tard. Il fallait seulement esperer que les Hinari viseraient juste. Tous les Hinari prirent une grande inspiration et effectuèrent une suite de signes complexes.


[Union des Hinari – Bakuton – Étreinte Explosive des Ookami.] [Technique non concernée par Misaki]

[i]Et ils visèrent tout respectivement les bêtes fauves à leur côté. Ces dernières se précipitèrent sur le pseudo-greffier, le pelage en feu, concentré de chakra. Ils étaient plus d'une douzaine. Leurs crocs s'enfoncèrent dans sa peau, les flammes de leur langue léchèrent son épiderme. Puis tout explosa. Plus de chiens. Plus rien. Seulement un cri de douleur qui déchira le petit matin. Sauf que ce cri n'appartenait pas à l'inconnu, mais à l'homme à terre. Merde. Mais il y avait bien trop de cendres pour voir ce qu'il était advenu. C'était son tour d'agir, maintenant. Elle descendit en hâte du toit, prête à mettre sa touche personnelle.

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Hold me, thrill me, kiss me, kill me [PV: Maeda Massaya]

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